‹ Saint Césaire (470-543)Chapitre 34 sur 153 · Les fastes çpucop aux ^ t. I, p · texte numérisé non relu

Les fastes çpucop aux ^ t. I, p

3. (c Ecclesia Arelatensis crevit gratiis. cum Honorato^ decrevit metallis . . . domo sua tanquam donio Dominica mammona iniquitatis exclusit. >

4. Lettre de Le'on aux e'vêques, en 445. Gallia christ, nov. Arles. Instr. 56 .

de ces rudes empiétements, lui ôta le titre de vicaire du Saint-Siège, et le priva de toute juridiction sur la province de Viennoise. A leur tour les empereurs Théodose II et Valentinien III blâment la témérité et l'usurpation de l'évêque d'Arles K

Avec Ravennius (449-4^5) font retour au siège d'Arles quelques-unes des précédentes prérogatives. Fait curieux, ce sont les suffragants de la province qui les obtiennent par une lettre collective adressée à Rome. Dans cette supplique, dix-neuf évêques demandent les faveurs anciennes pour l'église « qui est la première des Gaules, comme Saint-Pierre est la première du monde ^ ».

Un décret du 5 mai 4^0 attribue à Vienne les évêchés de Genève, Tarentaise, Valence, Grenoble ; et à Arles, les autres, c'est-à-dire la deuxième jNarbonnaise et les Alpes-Maritimes. L'attachement pour Arles s'explique très facilement. C'était le centre administratif et en même temps un lieu d'accès facile, avec des voies par eau et par terre, sans compter ses souvenirs d'antiquité des plus vénérables. « Un instant, dit M^'" Duchesne, le Pape Hilaire eut le dessein de reconstituer le siège primatial des Gaules, mais ce projet, contrarié par les circonstances, fut bientôt abandonné^ ».

A Vienne, saint Avitus ne se contenta pas de l'arrangement de 4^o . 11 voulut reculer les bornes de sa métropole, descendre jusqu'à la Durance, et il y réussit sous Anastase (497)- A peine Symmaque eut succédé à Anastase, saint Eone, alors

I. Ballerini,6\ Lconis opéra, t. I, c. 64». Gall. christ, nov. Arles, Instr. S;.

a. Gallia christ, iiov. \r\e?>. Instr. 65. 3. Les fastes c/nscopaux^i. I.

évêque d'Arles, dépêcha sa réclamation, qui fut admise. C'était l'an 499^- En sorte que Césaire, dès sa promotion, fut à la tête d'une province qui contenait vingt-sept évèchés, savoir douze dans la Viennoise, sept dans la seconde ^Sarbonnaise et huit dans les Alpes-Maritimes 2.

Le nouveau métropolitain fit revivre avec zèle l'influence arlésienne, la délégation pontificale du vicariat et toute l'autorité des décrétales touchant les attributions de son siège. Il n'était pas question d'un héritage d'honneur personnel, mais d'une charge attachée à la fonction. Scrupuleux dans le devoir, il vit d'un coup l'importance exceptionnelle du primat pour le salut des âmes et l'avantage de l'Eglise. Sa grande intuition catholique lui fit considérer que la longue dispute de la préséance entre Arles et Vienne n'avait fait qu'accroître l'autorité pontificale et diriger les cœurs vers la capitale du monde religieux. iVvitus, son rival, s'adonnait à la poésie et à la littérature. C'était un fin politique et un homme de Dieu. Comme prédicateur, il est plus cultivé que Césaire ; comme théologien, il est polémiste de la Trinité. Césaire le dépasse pour la vigueur de l'action et triomphe de lui par la force du droit.

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