‹ Saint Césaire (470-543)Chapitre 35 sur 153 · Gallia christ, noviss. Arles, fnstr. gS · texte numérisé non relu

Gallia christ, noviss. Arles, fnstr. gS

2. x\rles, Avii;non,Carpentras.Cavaillon,Die. Marseille, >'ice, Orange, Saint-Panl-Trois-Chàteaux. Vaison. Viviers, Uzès ; Aix. Antibes, Apt, Fréjus, Gap, Riez. Sisteron : Embrun. Castellane. Cimiez. Digne. Glandevès, Rigomagus, Senez, Vence. En fait, les divisions nationales empêchèrent jusqu'en 523 la re'uniou à Arles des e'vèche's situés au nord de la Durance. Si Avignon put s'y joindre d'abord, ce fut sans doute parce qu'une partie de son diocèse était sur la rive gauche à son embouchure dans le Rhône. Quant à Uzès et Viviers, on sait leurs difficultés de communications canoniques avec Arles, en raison aussi des conquêtes ou des démarcations politiques.

Pour mettre en mouvement son pouvoir de primat, il voulut en connaître exactement les titres authentiques. C'est pourquoi il fit le dépouillement des archives épiscopales constituées dès avant lui en un fonds aussi complet que possible.

L'importance de la préfecture des Gaules avait favorisé avec les ressources du régime impérial ce dépôt administratif et disciplinaire. Le recueil des privilèges de l'Église d'Arles s'augmenta des pièces que sut obtenir Césaire lui-même. Et ainsi le progrès religieux put se faire dans la Gaule, selon le texte des canons, dans des vues désintéressées, avec circonspection, en attirant toujours plus de considération sur l'autorité du Saint-Siège. A chaque difficulté, le vicaire se tournait vers Rome el sollicitait une déclaration formelle.

Les règlements ecclésiastiques appelés Statuta Ecclesiœ ajitiqua ont été longtemps attribués au quatrième concile de Carthage. La Patrologie les a insérés en dernier lieu dansle 3® volume des œuvres de saint Léon le Grand ^. M. Maassen a démontré^ qu'ils représentaient la discipline gallicane du V* siècle et en particulier celle d'Arles. Un historien de haute valeur, M. l'abbé Malnory, dans un mémoire fortement documenté sur la question, les a restitués à Césaire d'Arles 3.

On aime à suivre M. Malnory lorsqu'il analyse si magistralement l'œuvre anonyme de ces statuts.

1. Patr. lat., t. LVI. Les frères Ballerini ont prouvé dans leur édition de saint Léon que ces statuts ne sont pas africains.

Page 1