‹ Saint Césaire (470-543)Chapitre 4 sur 153 · NAISSANCE DE CÉSAIRE · texte numérisé non relu

NAISSANCE DE CÉSAIRE

disent ses biographes contemporains^, qu'il se dépouillait déjà de ses vêtements pour en couvrir les pauvres. Souvent il arrivait demi-nu à la maison. Tremblant, il cherchait alors a éviter les reproches de sa mère : « J'ai été volé, criait-il, un passant s'est emparé de mes habits ». Que cela est touchant, et quel charme particulier ont ces premiers actes, ces petites supercheries, ces irréflexions de l'innocence î

Il est possible que Césaire ait exercé cette charité ingénue sur le chemin solitaire qui conduisait à sa villa, mais ses pauvres camarades et voisins ont dû aussi profiter de ses aumônes généreuses. Comme un arbuste qui donnerait ses fruits avant les fleurs, Césaire n'attendit pas de longues années pour faire épanouir les plus belles vertus, dit Cvprien de Toulon. Cet évêque, ami, disciple de notre saint, a écrit avec Firmin et Vivence une f^ita précieuse -, quoique très courte, sur Césaire. Malheureusement il ne nous dit pas quels furent ses premiers professeurs.

L'instruction scolaire était très développée aux IV® et v^ siècles. Les Universités enseignaient tout, depuis la lecture jusqu'au droit. On v parcourait le cycle complet des études; on v trouvait à la fois l'école primaire, le Ivcée, la faculté. C'était un grand avantage pour les jeunes gens. Ils s'attachaient à ce centre intellectuel, qui devenait pour eux une seconde famille pleine de livres et d'amis agréables, bien close, caressée de douces admirations.

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