‹ Saint Césaire (470-543)Chapitre 45 sur 153 · I. Hist. Franc, lib. II · texte numérisé non relu

I. Hist. Franc, lib. II

site, il ne chercha pas à les fréquenter, mais beaucoup tinrent à le voir. Il se présenta à Tévêque, et Cyprien lui offrit l'hospitalité. L'homme heureux est celui qui ne désire pas ce que la Providence lui refuse. A Bordeaux, Césaire se fît une vie d'oraison et de recueillement, s'abandonnant à ses habituelles pensées de foi.

Nous ne savons comment il connut Rurice ni de quelle façon eut lieu la première rencontre avec ce puissant évêque de Limoges. Personnage sénatorial, en relation avec les bureaux de la Cour dWlaric, il jouissait d'une grande influence auprès du gouvernement. L'été, il aimait son plateau limousin et il y restait dans la fraîcheur ; mais, l'hiver, il ne manquait pas de soigner sa santé à l'abri d'une station ensoleillée du golfe de Gascogne.

Une lettre datée de 5o6, publiée dans la Patrologie *, nous permet de constater les entretiens amicaux qu'eurent les prélats durant l'hiver de 5oD, alors qu'ils se trouvaient tous les deux à Bordeaux. Sans aucun doute, ce Rurice et d'autres hauts personnages approchèrent Alaric et lui parlèrent avantageusement de Texilé. Connaissant mieux le métropolitain d'Arles, le roi l'estima, lui rendit ses grâces. Ni prévention, ni soupçon ne subsistèrent, le revirement était complet.

La Kita Cœsarii'^ intercale ici un miracle que nous copions exactement, en lui laissant toute sa saveur. Il prouve une fois de plus ce qu'on attendait des saints à cette époque éprise de merveilleux et tout éclatante de foi en la puissance de Dieu. Le peuple, dans sa

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