‹ Saint Césaire (470-543)Chapitre 48 sur 153 · I. Ibidem · texte numérisé non relu

I. Ibidem

qu'un jeu pour mettre en fuite une poignée de Francs » .

Aussitôt les trompettes sonnent et les armées s'élancent dans la plaine de Vouillé. Tout à coup, au milieu du fracas des armes, on entend Clovis invoquer Dieu à haute voix. Par saint Martin, le plus grand thaumaturge des Gaules, par saint Pierre, chef de l'Eglise, par la Croix, qui a triomphé du monde, les Francs se disciplinent et s'encouragent. La victoire est vaillamment disputée, mais elle ne reste plus longtemps douteuse, quand Clovis, culbutant Alaric, l'assomme d'un coup de sa lourde épée

Gondebaud profita à l'instant de la défaite des \isigoths et vint mettre le siège devant Arles. Il serait injuste de croire que la catastrophe d'Alaric eut l'assentiment de tous les catholiques de son rovaume. L'Auvergne montra jusqu'à l'héroïsme son dévoûment au gouvernement de Toulouse et, en beaucoup de lieux comme chez certains évêques, l'invasion des Francs a laissé le souvenir de vexations inattendues.

Ces faits nous expliquent la situation d'Arles lorsque les Francs s'unirent aux Burgondes pour s'emparer de la \-ille ^ . Le loyalisme visigothique des habitants fut admirable, tandis que les assiégeants catholiques s'attaquèrent même au monastère de religieuses en construction dans la nécropole des Alvscamps.

En face de la coalition militaire de Thierry, fils aîné de Clovis, et de Gondebaud, chef des Burgondes, les troupes de Théodoric, roi des Ostrogoths, accoururent de l'Italie pour secourir les fidèles Arlésiens

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