‹ Saint Césaire (470-543)Chapitre 69 sur 153 · Cari · texte numérisé non relu

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ménageant ses collègues peut-être visés, il n'en proclame pas moins la loi de l'immunité des consciences et montre son profond respect de la dignité chrétienne. Cet exemple mémorable trahit une haute rectitude d'intelligence et une touchante bonté de cœur.

^lais, si Césaire accordait toute garantie aux clercs dans la juridiction ecclésiastique, il ne voulait pas les voir recourir aux tribunaux civils. La-dessus il se conforme aux privilèges que le Bréviaire d'Alaric lui accordait, sans les étendre. Une réconciliation entre l'Eglise et le roi des Visigoths avait amené ce bon résultat de laisser les personnes ecclésiastiques libres des compétences judiciaires.

Le canon Sa du concile en profite pour interdire aux clercs de citer qui que ce soit devant un juge séculier, sans la permission de lévêque. Si par hasard un laïque se fait accusateur, on ne l'empêchera pas de suivre son dessein : mais, à la sortie du tribunal, le clerc ou l'église calomniés seront vengés. La pénitence publique et l'excommunication atteindront le coupable pour sa mauvaise conduite.

Toute action criminelle est défendue par l'Eglise, qui témoigne par la de l'horreur du sang.

Enfin le clerc convaincu de fautes ne peut chercher refuge auprès des laïcs. S'il le fait, s'il en appelle du jugement ecclésiastique au jugement séculier, il subira l'effet de l'excommunication^. La loi civile, d'ailleurs, reconnaissait l'inviolabilité des sentences de l'Eglise et ceux qui accueillaient les appelants étaient eux-mêmes chassés de la communion. La faveur était connue au vi" siècle et il est même

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