I. Can
curieux de voir comment le texte du r^ 3^ canon est rep roduit à travers les âges :
« L'évêque conférera les dignités au mérite et ne fera pas avancer un clerc au détriment des autres. »
(( On n'ordonnera pas un évèque avant l'àge de trente ans^ »
La discrétion du concile éclate dans la partie relative à l'épiscopat, de même que la sagesse est manifeste dans la question précédente des ministres inférieurs. Partout c'est une sérénité et une ampleur de gestes qui dénotent les plus beaux caractères et des âmes très loyales. Nous allons voir un nouvel exemple de cette supériorité de vues dans les délibérations afférentes aux biens d'Église.
Sur les populations modestes, comme sur l'aristocratie la plus opulente, les évêques avaient pris un ascendant considérable. Ils étaient devenus les véritables chefs des cités gallo-romaines : autour d'eux se groupaient, selon le mot de M. Prou, toutes les institutions dans leur intégralité 2. Du fait de son autorité morale, l'Eglise vit augmenter son pouvoir matériel, ses richesses territoriales s'étendre, partout son rôle social grandir. A la formation de ce patrimoine avaient concouru non seulement les princes chrétiens et les moines, les sénateurs et le clergé, mais le pays tout entier.
Pour administrer de pareilles richesses et les accroître, des règles étaient nécessaires. C'est ce que firent les conciles. Celui d'Agde s'en occupa dans une large mesure.
Il veut que les évêques laissent leurs biens à leur
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