La Gaule mcroinnsienne^ cliap
église. Ceux qui ne le font pas, à moins de raisons légitimes, auront leurs comptes livrés à la discussion des trésoriers ecclésiastiques. Les dépenses faites par eux, de leur vivant, seront contrôlées et l'on s'assurera des dédommagements pour la caisse diocésaine \ Malheur à celui qui ne se crée aucun titre à la reconnaissance.
Avec les dispositions des lois successorales en vigueur à cette époque, l'Eglise devenait héritière de la plus grosse part de la fortune des clercs. Etaientils sans enfants? C'est elle qui remplaçait la famille, s'il n'y avait pas de testament. Avaient-ils des fils? Elle conservait l'avantage d'une part immédiate et l'espoir d'une vocation qui lui remettrait le restant. Que d'exemples de ce genre sur les sièges de Vienne, de Lyon, de Clermont!
Des clercs avaient la garde des archives épiscopales. Sur les propriétés ecclésiastiques les documents s'entassaient, car les libériilités étaient immenses. Il paraît que des héritiers avares et sans conscience essayaient de soustraire les pièces aux dépôts diocésains. Quelquefois ils v parvenaient par des vols, mais il arrivait aussi que les archivistes, par complaisance ou complicité, livraient les titres de propriété. Ces trahisons sont réprimées de deux manières. D'abord, les clercs infidèles sont privés de la communion et obligés de réparer, de leurs biens propres, le dommage commis-. Semblable peine atteint les receleurs qui profitaient du vol. Ensuite le gouvernement ne permettait jamais une pareille fuite et les coupables recevaient la punition de leurs fautes.