I. Caii
■2. Saint Jean-Baptiste est l'objet d'un culte spe'cial eu Gaule. Nous trouvons partout, dans nos villes et nos villages, des chapelles dédie'es à sa mémoire.
romain, les pasteurs quittent leurs catacombes et établissent des centres chrétiens. Ce n'est plus l'humble édifice des temps où il fallait se cacher pour offrir ses prières, mais le grand jour de la liberté fait lever la semence du sang des martyrs. Les chrétiens, en se multipliant, multiplient les basihques non seulement dans les agglomérations importantes, mais même dans les bourgs et les villages \ Au ivsiècle l'organisation des paroisses prenait une proportion pleine de promesses, et au v^ siècle les conciles s'occupaient de régler leur temporel. Les sénateurs, les gros propriétaires fondaient souvent un oratoire domestique, lequel successivement se transformait en sanctuaire religieux ouvert à tout le pavs environnant. Les prêtres résidents, ainsi que certains seigneurs de campagne, se montraient parfois d'une trop grande indépendance sociale et religieuse. C'est pourquoi leurs chefs rappellent le principe d'unité. Autour de l'évêque doit se grouper toute la famille sans exception : les curés de paroisse, les auxiliaires des chapelles domestiques, les simples fidèles. Aux grandes solennités les pasteurs doivent voir leurs brebis. Chacun, même le plus riche, descendra de sa villa ou de sa ferme, pour se présenter à celui qui a charge d'âme. Près de l'évêque ou du curé accourent tous les enfants. « Les séculiers qui s'éloigneraient de la communion à Noël, à Pâques et Pentecôte ne seront pas considérés comme catholiques*. » Ces informations historiques nous représentent les mœurs de nos ancêtres. Malgré leurs instincts barbares et le milieu corrompu de l'époque, ils sont
T. Cf. Fita S. Cœsarii.