‹ Saint Césaire (470-543)Chapitre 85 sur 153 · Gennadius, De viris illustr.^ 86. — JaflPé · texte numérisé non relu

Gennadius, De viris illustr.^ 86. — JaflPé

ainsi que de celle d'Agapet relative à la même affaire K II n'en reçut aucune satisfaction pas plus que de la décrétale touchant Taliénation de quelques terres de son Eglise arlésienne. Deux désaveux en un jour venant de Rome étaient pour mettre le saint évêque à une rude épreuve. Il accepta tout avec résignation, car, dit son biographe, il avait, lui seul, plus de vertus que beaucoup d'autres ensemble/

Il nous reste à dire un mot du septième pontife avec qui Césaire correspondit. Vigile ^, avant de devenir Pape légitime, reçut une ambassade du roi franc Théodebert. Ce dernier, s'étant emparé de plusieurs places fortes et châteaux du Midi, avait déshonoré sa victoire en violentant Deutérie et la retenant auprès de lui, quoiqu'elle eût un époux et qu'il fût marié lui-même 3. Maintenant il demandait quel genre de pénitence devait être exigé d'un homme coupable d'avoir épousé sa belle-sœur. Certes la démarche de ce prétendu justicier des mœurs chrétiennes ne fait pas conclure à son vrai zèle pour la sainteté du mariage. Avec fermeté, Vigile, dans sa réponse à l'ambassadeur Modéric, exige la sé^ paration des époux incestueux et s'en remet à la sagesse de Césaire pour fixer leur pénitence. « Empêchez les rechutes coupables et prévenez les abus de ce genre qui pourraient se produire à l'avenir », écrivait-il à l'évêque d'Arles^. Celui-ci s'empressa de régler cette question, mit Rome sans cesse en

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