I. S. Ambr., De Joseph, II, 8-, P. L., t. XIV
1. « Sol enim et luna et undecim stellœ eum adoraverunt , quando post resiirrectionein Sancta Maria, quasi Luna, et beatus Joseph^ sicut soL^ cum heatis apostolis incurvali et prosirati sunt ante eum... » Appendix, i3.
"i.Augustini Opera^ l. V : « Rogo vos^ fratres carissimi, utquicuniquc vult salvus esse^fidcm rectain ac catlwlicam discat,Jirniiter teneat^ inviolatamque conservet. Ita ergo oportet unicuique obseivare ut credat Patrein, credat Spiriluin Sanctum. Deus Pater, Deus filius, Deus et Spirilus sanctus ; sed tamen non très dii, sed unus Deus. QuaUs Pater, talis Filius., talis et Spiritus sanctus b
THEOLOGIE SPECULATIVE DE CESAIRE. 14'
L'accent, la teneur, la suite de cet exorde con tinuent à exprimer une somme de dogmes : « Croyez que Notre-Seigneur est né de la Vierge Marie, mais conçu du Saint-Esprit. Crovez qu'il a souffert pour nos péchés sous Ponce-Pilate, qu'il a été crucifié, qu'il est mort, qu'il est ressuscité. Crovez qu'il est monté au ciel avec sa chair, qu'il \'iendra juger les vivants et les morts. Croyez à la rémission des péchés, croyez à la vie éternelle^ ».
Croyez, crovez, crovez, cette autorité de ton est très conforme à la manière de Césaire. Mais la question mérite d'être examinée à l'aide d'autres textes. Caspari, qui a tant fait pour l'histoire des symboles, a publié, d'après deux manuscrits de Paris, une homélie qui se rapproche du sermon 244 ^? et M. Burn a retrouvé des variantes de la publication Caspari \
Dans l'ensemble, ces documents récemment découverts portent la marque de Césaire et peuvent constituer les essais de rédaction d'un svmbole. Il en a ainsi parlé la langue avant de fixer définitivement les formules.
Une dernière rédaction fit-elle passer ce qui est contenu aux ébauches et sermons de Césaire dans le symbole mis sous le nom d'Athanase? Les recherches de Dom Morin le donnent à penser ^ et, selon M. Lejav ^, la question paraît résolue.
Cette impression générale étant pour ébranler ou