‹ Saint Césaire (470-543)Chapitre 90 sur 153 · Revue bénéd..^ t. XVIII (igoi , p. 347 et ^uiv · texte numérisé non relu

Revue bénéd..^ t. XVIII (igoi , p. 347 et ^uiv

5. Paul Lejay, Pievue d'histoire et de littérature religieuses, t. X. p. 179, i8u.

ôter le doute sur l'attribution du symbole dit d'Athanase *, comment se fait-il que le nom de l'intrépide docteur soit mis sur cette pièce? Ici, il faut recourir à la mentalité de Césaire. Nous savons très exactement « qu'il avait l'habitude de placer en tète de ses compilations le nom de l'écrivain ecclésiastique dont les ouvrages lui fournissaient les idées, une sentence, quelques mots même - )>. Dom Morin en donne des exemples nombreux, soit pour Augustin 3, soit pour Athanase *. Césaire avait le respect, le scrupule de la tradition. Il parle constamment des « saints Pères, de l'institution, de l'exposition des anciens Pères, des règles de nos saints et vénérables Pères». Peut-on être surpris, alors, que l'auteur d'une idée originale, d'une inspiration passe avant le rédacteur? Le symbole athanasien est l'expression même du caractère, de la personnalité de Césaire. Dom Morin l'a finement remarqué : « Le Quiciunque est une sorte de catéchisme élémentaire, destiné à mettre à la portée des esprits même les moins cultivés les formules dogmatiques élaborées à la suite des grandes hérésies des iv^ et v® siècles, touchant la Trinité et l'Incarnation : le tout avec un certain accent pratique qui ne s'accuse pas au même degré dans la plupart des anciennes professions de foi La précision, la clarté, le fini de la terminologie dogmatique tendant à ce but, supposent un travail déjà long des théologiens^ ».

1. JRevue d'histoire et de littérature religieuses^ t. X, p. i8o. ■ Revue bénédictine^ XVIII, p. 36i.

a. Revue bénédictine, XVIII, p. 362.

3. Mélanges de Cabrières, t. I^»", p. ii6. /j. Revue bénédictine^ XVIII, p. 362, 5. Ibidem (igoi), p. 339.

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