Sine cxde t'ictoria. » Cassiod., Far.yWil, lo
2. De loco nunc non constat^ écrit Tannotateur de la Fita, Ce lieu est probablement Saint-GabrieL
qu'il n'y a plus de remèdes, hâtez-vous d'appeler Césaire à mon secours. Le messager partit aussitôt et vola vers Arles. Il trouva l'évêque dans le champ du monastère, occupé à donner des ordres et se disposant ensuite à prendre quelque repos avec ses famihers. Maître, cria le courrier tout en sueur, venez vite, votre fils Libère vous prie de le voir avant qu'il meure. En peu d'instants nous arrivâmes au bourg d'A.rnagine.
(( Libère était inanimé, ne reconnaissant aucun des siens, accourus comme nous, pas même sa femme et sa fille unique. En ce moment, ainsi qu'il nous l'a juré, il entendit une voix humaine qui lui disait : voici le saint évèque. Et j'ouvris les yeux, poursuit-il, et je le vis auprès de moi; je pris ses mains et je les baisai fortement et tendrement. Puis, inspiré, je crois, par le ciel, je saisis son rochet et l'appliquai sur ma blessure en l'y retenant un moment. Le sang qui n'avait cessé de couler jusqu'alors s'arrêta et je sentis revenir la vie, les forces et la santé : j'étais si bien que je voulus montera cheval et retourner à Arles en toute hâte, si on me l'avait permis ^ )>
Nous venons de voir la femme de Libère auprès de lui, dévouée, prodiguant ses soins, répandant ses consolations, priant Dieu pour sa guérison. Cette illustre matrone s'appelait Agretia. Elle était atteinte du mal qu'avait la femme de l'Evangile, guérie en louchant la robe de Notre-Seigneur. Même foi, même dévotion, pareille délivrance, dit l'un des biographes de Césaire, dont on nous permettra de copier encore la naïve et édifiante narration.
« Je vins chez cette grande dame pour affaire de