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118 SAINT CfiSAIRE,
Ce n'etait pas assez de mettre en garde 1'Eglise contre les usurpations du dehors et profiler des edits royaux favorisant la concession des biens ; le concile invite le clerge a faire heritiere directesafamille spirituelle. II importait davantaged' assurer une bonne administration des fonds. Pour cela, il etait urgent que I'ev&que et les clercs qui vivaient de ce fonds le conservassent sansle dissiper ni i'amoindrir. Comme on n'avait pas alors Fusage de faire fructifier 1'argent et que thesauriser, c' etait aflamer les pauvres, la propriete ecclesiastique consistait en terres et en immeubles, sans compter les esclaves. Tout cela rendit plus faciles les moyens deprohiber 1'alienation.
Cesaire, n 'ignorant pas qu'il y avail des prodigues dans 1'Eglise, y mil un frein par les canons que voici :
L'evequeest nonleproprietaire, mais Tadministrateur des biens qui sont ofierts, car ce n'est pas a lui qu'on donne 1 .
I1 ne peutvendre ni maisons, ni domaines, ni esclaves, ni vases sacres, ni quoi que ce soil dont vivent les pauvres, excepte le cas de necessite ou de grande utilile. Mais alors il devra se munirdu consentement de ses deux ou trois collegues les plus voisins 2 .
Ce dernierpointdemandeun petit commentaire. En Aries, le chef du diocese avail la facuite de faire des contrats apres avoir demande 1'avis de son conseil ; a Rome, aucun membre du clerge ne pouvait distraire quoi que ce soil du domaine confie a sa gestion; en Afrique, on exigeait la signature des ev^ques de la province. Les Peres d'Agde, en adoptant un texte