‹ Saint Colette, sa vie, ses œuvres, son culte son influenceChapitre 106 sur 136 · CHAPITRE XXXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVI

Concile de Belle. — Le cardinal de Saint-Ange. — Améde'e VIII, antipape.

Cependant, les malheurs dont la prévision avait depuis 1427 brisé l'âme de sainte Colette, désolaient la chrétienté. L'esprit de révolte schismatique qui s'était manifesté à Constance, se réveillait plus ardent et plus téméraire à Bâlc. Un malheureux abbé de Vézelai, suivi de

quelques prêtres et clercs, prétendit ouvrir l'assemblée représentant l'Eglise universelle qui n'est personnifiée que dans ses évêques ( 3 mars 1431 ). Peu de prélats se rendirent dans cette ville devenue célèbre par ce prétendu concile. Mais les esprits faux et orgueilleux, les ambitieux des rangs inférieurs de la hiérarchie ecclésiastique, s'y rassemblèrent en grand nombre. Ils se rangèrent sous la conduite de quelques évêques mécontents. Après deux années remplies d'actes réprouvés par la raison comme par la foi, Eugène IV, qui avait été élu au moment de l'ouverture de ce malheureux concile, par une condescendance extrême, consentit à faire présider cette assemblée par ses légats à la tète desquels se trouve Julien Cesarini, cardinal de Saint-Ange, arrivé depuis quelque temps à Bâle. Alors le bon sens chrétien dirigea à peu près les délibérations de l'assemblée pendant près de quatre ans. Dans ce temps de sagesse on renouvela le décret de Constance en faveur des Franciscains réformés (1). Les rois représentés au concile, les princes firent bien haut l'éloge de ces religieux qu'ils préféraient, dirent-ils, à tous les autres. Honneur insigne pour l'œuvre de sainte Colette ! En 1437, les légats ne pouvant plus faire prévaloir la raison dans cette reunion de quelques évêques et de plusieurs milliers de clercs inférieurs, se retirèrent et avec eux tous ceux qui avaient conser-

(1) Wading.

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