‹ Saint Colette, sa vie, ses œuvres, son culte son influenceChapitre 15 sur 136 · V1I1 INTRODUCTION · texte numérisé non relu

V1I1 INTRODUCTION

« au doigt un anneau d'or, gage matériel de t cette union mystique. »

L'illustre Claire n'eut qu'à suivre les enseignements de son séraphique initiateur pour former cette communauté de Saint -Damien qui devint la pépinière des Clarisses ; mais sainte Colette dut reprendre l'œuvre de saint François et de sainte Claire. Les règles étaient oubliées, méconnues, violées. Les déviations étaient revêtues du prestige de l'autorité. Après une expérience de près de deux siècles, les premières constitutions étaient pratiquement déclarées impossibles. Des habitudes, des coutumes déjà anciennes semblaient former un courant irrésistible. N'était-il pas impossible de le remonter? Les éminents cardinaux qui furent appelés à délibérer les premiers sur cette entreprise, la crurent inexécutable. Telle ne fut pas la pensée de la jeune vierge de Corbie. Avec un cœur magnanime, elle se mit résolument à l'œuvre, et seule, elle entreprit de relever les ruines de l'édifice construit par saint François. Si elle n'en forma point le projet, — cette pensée si grande vient du Très-Haut, — du moins elle opéra cette œuvre ardue, ou plutôt le Seigneur l'accomplit par son ministère.

La réforme fut si complète et si sage, les développements que sainte Colette donna à la règle primitive , étaient inspirés par une telle prudence, que cette œuvre subsiste depuis quatre siècles ; une nouvelle restauration n'a pas

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