XXVIII INTRODUCTION
religieux ou les religieuses qui devaient prendre la direction de la nouvelle communauté. C'est en le lisant et le relisant, c'est en le scrutant, que nous avons pu établir la généalogie d'un grand nombre de maisons de Réformés de l'un et de l'autre sexe et restituer à sainte Colette une partie de sa gloire.
Marc de Lisbonne , dans ses Chroniques de V ordre, Gonzague dans son ouvrage de Y Origine de l'ordre de Saint-François, ne donnent ni de plus abondantes ni de meilleures notions sur l'œuvre de sainte Colette.
Les sources sont bien importantes, mais les dispositions, les sentiments avec lesquels on y puise ne le sont pas moins. Or, en cette matière, un principe évident et incontestable, c'est que l'hagiographe, esclave de la vérité, doit avant tout scruter et méditer les premiers biographes et tous les autres monumenjtft certains qui concernent le Saint dont il v#ut écrire la vie. Il n'a point à se demander si les faits, les œuvres plairont à ses contemporains. Il ne fait pas la vie du saint, c'est Dieu qui l'a faite avec la coopération du libre arbitre de l'homme. L'historien la raconte. Elle ne doit pas être calquée sur les goûts actuels, mais elle est une leçon pour les générations qui se succèdent. Il ne peut pas élaguer , changer, mais recueillir pieusement ce qui a été transmis par des canaux sûrs. Il faut prendre l'œuvre de Dieu telle qu'il l'a faite et la manifester au monde sous son vrai