‹ Saint Colette, sa vie, ses œuvres, son culte son influenceChapitre 38 sur 136 · INTRODUCTION. XXXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXIII

France. Mais ce prince trop fidèle aux inspirations (runo politique étroite voulait nationaliser en France le père des rois et des peuples, et s'en l'aire un moyen de prépondérance sur l'Europe. Que nous sommes loin de la grande politique ■de Charlemagne. Au lieu d'assurer avec le glaive le respect et la sécurité du Vicaire de Jésus- Christ, le roi de France s'efforce de s'approprier la papauté et de se l'attacher par des liens d'iniquité. Charles V meurt jeune (1380) , et la folie ■de son successeur rejette le royaume dans des troubles et des déchirements sanglants . Les princes pillent le trésor royal , se disputent le pouvoir, se trahissent, s'assassinent et allument la soif du sang dans leurs factions. Armagnacs et Bourguignons font couler des flots de sang" dans Paris et les provinces. Pendant ces luttes fratricides, la patrie, mal défendue par les uns et trahie par les autres , devient la proie de l'étranger. L'Anglais fait des progrès continuels et ose se mettre sur la tète la couronne des lys. Henri Y pour soutenir ses audacieuses prétentions fait une descente en France avec une puissante armée dont il perd une grande partie dans le long- siège d'Harflcur. Mais les vices de ses adversaires, leurs divisions, leur fougue imprudente lui permettent de moissonner la chevalerie française à Azincourt (25 oct. 1415). C'en est fait, ce semble, du royaume de Clovis et de Charlemagne. Bientôt un honteux traité (Troyes), conclu au nom d'un roi

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