XXXIV INTRODUCTION
en démence par une mère aussi dénaturée qtl'épotlse infâme, cède le trône à l'étranger envahisseur. Pendant ce temps , le désordre croît sans cesse et la misère fait partout senti: aiguillons les plus vifs.
Il ne faut pas croire cependant qu'il n'y eût encore de grandes vertus. Au milieu de ces ch valiers souvent cruels, que de nobles figures , dignes élèves d'un Duguesclin et compagnons cle Boucicaut . Celui-ci avait entendu de son père dédaigneux de la richesse, cette noble parole : si mes fils sont prud' hommes, ils auront toujours assez ; s'ils ne le sont pas, ils auront encore trop. Elle fut la règle de cette glorieuse vie qui se termina dans la captivité. La bourgeoisie produisait aussi de nobles caractères, comme Juvénal des Ursins, père de l'historien. Par ses vertus, il conquiert l'estime, la confiance, l'amour de ses concitoyens et de son souverain. Quand un complot Bourguignon, produit devant le roi un mémoire calomnieux contre lui, ce g-rand citoyen est accompag-né au tribunal par 300 ou 400 bourgeois de Paris, et le roi, alors en santé, lui témoigne une estime inaltérable. Grand. chrétien, Juvénal dédaigne de se venger, mais le Vendredi Saint suivant, de grand matin , il voit à sa porte , les trente coupables lui demandant pardon dans l'attitude la plus humble. Au tribunal de la pénitence, leur avait été imposée cette réparation. Yoilà.dans ces temps troublés et malheureux de grands,,