PREMIÈRES FAVE^^S CÉLESTES
rite de les réprouver dans les âmes privilég L'Esprit-Saint les inspire à ceux qu'il choisit pour une liante mission, afin qujflfers exemples -sent contre les tendances corruptrices de la nature humaine. C'est ce que la^Rg'esse de ce monde ne veut pas comprendre ; mais elle approuve qu'on flatte dans un enfant la sensualité, qu'on lui accorde tout ce que demandent des appétits grossiers. C'est ainsi qu'on préparc des abaissements honteux et des dégradations lamentables. L'éducation actuelle, même dans les familles chrétiennes, se ressent trop de ces ég-arements du monde. Une sage austérité préparerait des âmes viriles et des corps sains.
Que dire encore de la docilité de Colette ? son obéissance ne connut jamais ni délais ni observations. Elle fut toujours respectueuse et prompte.
Une enfance ainsi sanctifiée était une admirable préparation à la sainte Communion, objet depuis long-temps des désirs ardents de l'ang-élique jeune fille. Ses premiers biographes ont remarqué qu'elle trouvait un charme particulier à rester auprès de sa mère les jours où celleci avait eu le bonheur de communier. Un parfum céleste l'attirait alors et cet avant-g'oùt de la Communion rendait ses désirs de l'aliment divin et plus ardents et plus profonds. Enfin elle put suivre sa mère à la table sainte et mang*er le Pain des forts. Dès ce moment, ses progrès dans la vie surnaturelle furent bien plus rapides encore.
Dans les années de son enfance, il lui arriva un accident grave. La cognée de son père, qu'elle tena^^Lans les mains, lui échappa et dans sa chutlHui coupa la jambe. La blessure était profonde, la partie coupée ne tenait plus que par un peu de peau. L'enfant, sans s'effrayer du sang' qui coulait , lia elle-même sa jambe avec son mouchoir et, chose étonnante, elle put marcher. Un peu après ayant enlevé cet appareil si simple, elle trouva la plaie complètement g-uérie. Par là et par tant d'autres faveurs, Dieu préparait la thaumaturg-e à son grand rôle et aux opérations les plus hautes de la grâce..
Un don bien plus merveilleux lui fut encore accordé. Elle assura elle-même plus tard que dès l'âg-e de huit à neuf ans elle avait eu une connaissance complète de l'ordre de Saint-François et de son esprit de pauvreté et de sacrifices. C'était une première touche de la grâce qui lui indiquait sa vocation.