JACQUES DE BOURBON ET 8A FAMILLE
auprès de l'abbesse, demande avec toute sorte fondation dans .ses Etats. Elle suit I il de l'Évangile; elle demande, elle
importune, elle obsède. Enfin il est convenu que pour se rendre en Savoie, sainte Colette passera par le Puy.
Col. i donc d'Aigueperse où tdle 1
pourablx eur Marie de Corbie.Elle comp-
•rtu de cette excellente religieuse La communauté naissante dans les
de la perfection et la pénétrer de plus en
de l'esprit sérapliique. C'était le troisième couvent quelle lui donnait à diriger dan circonstances,, et accompagnée de sœur Perrine, I arie Chevalier et de la jeune princesse do Bourbon, elle se rendit au château de Poligmac qu'offrait la vicomtesse , mais qui ne pouvait
air à i'h milité de Colette. Il fallut chercher dans la ville du Puy un terrain convenable. On le trouva, et la vicomtesse en fit i. tôt l'acquisition. C'était dans un quartier nommé le Poserot. Le Pape Martin Y signa la mille
iion le 8 septembre 1425. Les travaux avaient été pi'omptement commencés, mais fu-
Lnterrompus par l'opposition du prévôt de la cathédrale etdes agents dufiscquise croyaient . Les procédures durèrent sept années. Si en ce moment la visite au Puy ne procura à sainti qu'une expectative lointaine, elle
| atisfaire une de ses plus grandes dévotions en imitant les foules qui depuis longtemps al-
laient invoquer Notre-Dame du Puy. La cathédrale est dédiée à la sainte Vierg'e et la fête patronale est l'Annonciation . De temps mémorial quand cette fête tombe le Vendredi-Saint , le
sanctuaire jouit du privilège d'un jubilé ex 1 . ordinaire. Cette circonstance s'était présentée deux fois déjà en ce siècle en 1407 et en 1418. Un sentiment général attribuait à ces années jubiliaires des événements extraordinaires, or en 1407 et en 1418 tombaient deux princes bien coupables sous divers rapports mais surtout tisans des divisions et des malheurs de la Fr: ce. En 1429 il y eut encore un jubilé extraordinaire au Puy. C'était enfin la miséricorde qui triomphait et donnait à la France une libératrice . Peut-être sainte Colette qui vers cette époque venait du Midi dans la Bourgogne, s'ar- :-t-elle au Puy pour bâter la solution des difficultés toujours pendantes au sujet du couvent, joindre sa prière à celle du peuple et ga.- •r la grande indulgence . Elle rait
trouvée en même temps que la mère de Jeanne d'Arc qui vint prier pour sa tille dont le départ l'avait plongée dans une extrême désolation.
En attendant la réalisation des desseins de la vicomtesse de Polignac, la vénérable abb< répondit aux désirs du due de Savoie et se dirigea vers cette religieuse contrée, à laquelle elle avait voué une profonde reconnaissance pour son hospitalité.
Amédée eût voulu faire la première fondation