‹ Saint Columban (vers 540-615)Chapitre 16 sur 45 · I. Cité par G. Boissier, La fin du Paganisme^ II, 4i6, n · texte numérisé non relu

I. Cité par G. Boissier, La fin du Paganisme^ II, 4i6, n

De par les fluctuations des partages, i^empire de Ciovis se trouvait disloqué en trois souverainetés : Austrasie, Bourgogne et Neustrie, et tous les événements étaient alors commandés par la rivalité de deux femmes, Brunehaut et Frédégonde. Veuves, la première, de Sigebert, roi d* Austrasie, depuis SySy la seconde, de Chilpéric, roi de Neustrie, depuis 584, Tune et Tautre poursuivaient le pouvoir et la prédominance, moins pour leurs fils, Childebert II ouCiotaire II, que pour elles-mêmes. Fille d^Athanagilde, roi des Wisigoths d'Espagne, Brunehaut apportait à ce duel sans merci la sagacité persistante et calculatrice d'une princesse initiée, dès Tenfance, auK secrets de la politique et, si aitière et impérieuse fût-elle, elle obéissait du moins à des sentiments élevés : elle voulait, contre les leudes, fortifier Tautorité royale et punir sa rivale des meurtres de Sigebert, son époux, de Galswinthe, sa sœur, et de mille autres crimes ; tandis que Frédégonde, cette servante couronnée, cette barbare sans idéal et sans conscience, mettait à satisfaire sa jalousie, son ambition, ses haines, les violences et les ruses d'une nature sauvage et multipliait, comme à plaisir, les crimes les plus affreux.

Cette famille mérovingienne, cette société franque du vi^ siècle se perdaient, étouffées et flétries dans le sang et dans la fange, et le mal était si

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