‹ Saint Columban (vers 540-615)Chapitre 26 sur 45 · Colois,y III · texte numérisé non relu

Colois,y III

homme et toates ses œuvres ». Pour le simple fidèle, réloignement du péché et de ses occasions est seul de rigueur : rabnégation absolue est le \ but spécial de la vie religieuse. Aussi, ce principe I fondamental se trouve- 1- il à la base de toutes les l constitutions monastiques ; mais ce qui fut le propre de Colomban, c'est qu'il l'appliqua avec une rigueur, une énergie parfois déconcertantes. Malheur au vieil homme : ce n'est point l'abbé de Luxeuil qui prêtera l'oreille aux protestations de la nature , et cela ne sera point dureté d'âme, mais soucieuse vigilance de Taflection paternelle. Lui aussi aurait pu déclarer : « Quiconque me provoque en la contention de l'amitié, il faut qu'il soit bien ferme, car je ne l'épargne point' ». Son disciple avait toute liberté de rester dans le siècle; il a voulu être moine : il doit être logique avec lui-même ; et logique jusqu'au bout, et, si parfois sa volonté défaille, on saura la contraindre à reprendre le sentier rude et escarpé de la perfection religieuse.

Il a renoncé à sa famille : donc, il ne devra plus sortir du monastère, ni converser avec les gens du dehors, même ses amis, même ses parents; il ne devra ni recevoir, ni envoyer de lettres, sans l'aveu de celui qu'il s'est imposé pour maitre, et le cloître sera soigneusement fermé aux laïcs, même aux

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