‹ Saint Denys l'AréopagiteChapitre 108 sur 160 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

» table auteur de l'hymne en l'honneur de saint Denys. » Mais il n'y a pas lieu de crier à l'imposture. Eugène III, » qui composa réellement cette hymne, florissait en- » viron l'an 650 de l'ère chrétienne, longtemps avant » Charlemagne, et dans cette hymne, il affirme que » notre Denys était l'Aréopagite. Launoy a donc enfin » ce qu'il cherche depuis si longtemps, c'est-à-dire » un témoin de l'aréopagitisme antérieur au siècle de » Charlemagne. Saint Hildephonse, dans son livre De » Viris ilhistribus , a écrit la Vie de saint Eugène- » le-Jeune, évêque de Tolède, et cite de lui un volume » de poésies. »

Il était difficile de réfuter une démonstration si éclatante. Hilduin, de même que l'auteur du manuscrit de Saint -Remi de Reims , avait pu tomber dans une méprise au sujet de la distinction entre saint Eugène le martyr, premier évêque de Tolède, et Eugène-le- Jeune, troisième évêque de Tolède de ce nom. Il avait pu attribuer au premier une hymne qui est évidemment l'œuvre du dernier ; mais la découverte de l'hymne elle-même, dans deux manuscrits complètement étrangers à l'abbaye de Saint-Denys, prouvait l'existence de cette pièce et son authenticité, en dépit de tous les subterfuges de Launoy. Noël Alexandre a donc eu le droit de dire que l'hymne de saint Eugène de Tolède en l'honneur de saint Denys l'Aréopagite avait été victorieusement restituée à son véritable auteur par Hugues Ménard.

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