L'érudition moderne est venue, de nos iours, Découverte
. à laBibl. imp. de
prêter son appui à la tradition. Il y a quelques mois, Paris d'un
A A L . manuscrit du
en faisant des recherches parmi les manuscrits du fonds xe sièç!e conte~
A nant I hymne
latin de la Bibliothèque impériale, nous rencontrions dît&
l'hymne d'Eugène de Tolède dans un volume du neuvième siècle, portant le n° 2832. Nous ignorions encore que M. l'abbé Arbellot avait déjà publié ce texte précieux dans les Annales de philosophie chrétienne (juillet 1855), et en avait fait ressortir l'importance au point de vue historique. Un manuscrit du même siècle qu'Hilduin, conservé jusqu'à nos jours, nous apporte ainsi la confirmation d'un témoignage si controversé. Les variantes qu'il offre avec le texte publié par le P. Halloix et Dussaussay prouvent que son origine est différente, et qu'il ne provient pas de l'abbaye de Saint-Denys. D'un autre côté, il ne peut être l'un des deux manuscrits de Saint-Germain-des-Prés et de Saint-Pèrede-Chartres , que Hugues Ménard avait eus sous les yeux, puisque dans ces derniers, d'après Hugues Ménard lui-même, l'hymne se trouvait reproduite à la suite des Aréopagitiques d'Hilduin, tandis que dans le manuscrit de la Bibliothèque impériale, elle est transcrite après le martyrologe de Wandalbert. Voici donc l'hymne de saint Eugène de Tolède, en l'honneur de saint Denys TAréopagite :
Texte de rhymne 13. « Hymne de l ' évêque Eugène, en l'honneur du de ToS. bienheureux Denys.
» Habitants des cieux , unissez vos chants à l'allé- » gresse de la terre, illuminée en ce jour par la grâce » céleste.
» C'est en ce jour que la palme du triomphe récom- » pensa la foi courageuse du martyr et la vie sainte du » pontife dans la personne de Denys.
» Denys, le sage païen, la perle de l'aréopage