‹ Saint Denys l'AréopagiteChapitre 149 sur 160 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

vu que les témoignages, les inductions historiques ont été les sources auxquelles nous avons puisé de préférence. Notre conclusion est donc exclusivement une conclusion historique. Elle était formulée depuis deux ans déjà1, lorsqu'au moment d'imprimer ce travail, on nous apprend que le savant auteur des Inscriptions chrétiennes de la Gaule, dont le premier volume a porté si haut la réputation, vient de découvrir deux inscriptions jusqu'ici inédites, l'une de chrétien, l'autre de martyr du premier siècle dans notre pays. Il va les publier dans le second volume de son ouvrage monumental. S'il reste, après cela, des partisans obstinés du texte mal interprété de saint Grégoire de Tours, ils se chargeront de réfuter la voix que Dieu donne en ce siècle aux pierres elles-mêmes, pour confirmer l'authenticité de nos traditions et les venger de l'oubli séculaire sous lequel on avait voulu les ensevelir. Nous nous bornerons à les renvoyer à M. E. Le Blant, l'heureux émule en France de l'illustre épigraphiste de Rome, M. de Rossi ; et avec lui nous aimerons à redire : « L'étude » m'a dès longtemps habitué à compter sérieusement » avec les traditions2. »

1 Ce travail, qui n'était pas destiné à la publicité, a été rédigé en 1860, au moment où, préparant notre nouvelle Histoire de l'Eglise, nous voulions nous rendre compte à nous-même de l'état de la controverse sur les origines chrétiennes des Gaules.

* E. Le Blant. Inscriptions chrétiennes de la Gaule, t. 1er, p. 271. Nous n'avons prétendu établir la thèse traditionnelle que sur les témoignages écrits. Les monuments n'ont donc point été passés par nous en revue. Pour cette partie de la controverse nous renvoyons avec bonheur au savant travail de M. l'abbé Davin sur cette matière. 11 a paru en 1861, dans Y Enseignement catholique, journal des prédicateurs, sous le titre de : Panégyrique de saint Denys l'Aréopagite.

Voir chapitre III, n° 6, et chapitre IV, n° 6.

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