‹ Saint Denys l'AréopagiteChapitre 41 sur 160 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Paris ne présenterait plus de lacune, comme il en présente et doit nécessairement en présenter, dans l'hypothèse contraire. Il faudrait donc que les évêques qui se seraient succédé sans interruption sur le siège d'une chrétienté fondée depuis seulement cent soixante et onze ans, eussent tous oublié la date de cette fondation; en eussent laissé perdre la mémoire à leurs peuples; et cela, non pas au milieu des orages renouvelés des persécutions, mais durant la période de tranquillité et de calme qui s'écoula sous les règnes de Constance-Chlore et de Constantin-le-Grand. On sait en effet que la persécution, dixième générale de Dioclétien, n'étendit pas ses ravages dans les Gaules, et que Constance- Chlore se refusa à faire exécuter dans cette province soumise à sa domination les édits de proscription lancés par ses collègues à l'empire. Un pareil oubli serait contraire à toutes les lois ordinaires des sociétés humaines ; il serait incompréhensible surtout avec l'usage des primitives Eglises, qui rappelaient chaque jour au canon de la messe le nom de leurs fondateurs.

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