Rapport de Du Casse, du 13 mai 1691 {Ibid
o. L'esprit des nouveaux colons est, du reste, aussi mauvais que celui
« Ce n'est plus seulement contre la Compagnie qu'en ont ces peuples, écrit, d'autre part, M. de Sorel, en 1723, c'est contre l'autorité du Roy ; ils demandent l'exemption de tous droits, le commerce ouvert avec toutes les nations, et une liberté républicaine \ » En 1693, année de la plus grande cherté du pain à Paris, un certain Le Febvre « disoit dans une auberge de la capitale que, s'il avoit seulement cinquante hommes capables de révolution comme lui, il feroit bien donner du pain au peuple ». Ce Le Febvre, maintenant citoyen de Saint- Domingue, est l'un des principaux meneurs du désordre, et l'on peut juger des autres par celui-là'.
Avec de telles dispositions, on le comprend, tout est prétexte à insurrection. En premier lieu, donc, les règlements commerciaux. Et s'il faut avouer que sur ce point le protectionnisme étroit du gouvernement donne quelque légitimité au mécontentement des colons, il faut reconnaître aussi l'incroyable mépris de toute autorité avec lequel ceux-ci prétendent imposer leurs revendications, ne reculant ni devant le meurtre ni devant l'incendie pour les faire triomphera
Autre sujet constant de révolte : l'établissement et le
des anciens. Dans son mémoire de seplembre 1671 : c Les derniers arrivés, rapporte Ogeron, ont dit que la révolte n'auroifc pas été vaincue, s'ils avoient été là. » (Mémoire d'Ogeron, de septembre 1671, envoyé à Colbert par Renou, major du gouvernement de la Tortue, Ibid., vol. I.)
1. Lettre de MM. de Sorel. gouverneur, et de Montholon, intendant, du 20 mai 1723 (Ibid., vol. XXI).