Du même, septembre 1753 [Ibid., vol. XCIII
Gabriel Bizoton de la Motte, lieutenant de roi à Saint- Marc, pourrait enfin être nommé au même titre au Cap, s'il ne préférait demeurer dans un quartier où il a sa plantation ^ En revanche, M. Buttet, major au Fort- Dauphin, se plaint continuellement d'être si loin du quartier de la Grande-Terre oi^i il a la sienne, qu'à peine peut-il y passer en tout un mois par an'; et M. de Sédières souhaiterait vivement être nommé major au Port-au-Prince, car « il s'est marié dans ce quartier et y a son bien, sa fortune... qui le mettroit à portée de remplir cette majorité avec la dignité qui convient à un homme dont la naissance et les sentiments sont également distingués ^ » .
Les réclamations de ce genre se multiplient même à un tel point qu'on finit par faire un mérite à un officier d'accepter sans objection les garnisons successives qu'on lui assigne. Il arrive d'ailleurs un moment oi^i, leur fonction militaire nuisant à leurs occupations de propriétaires, beaucoup préfèrent la résigner dès avant la retraite pour accepter seulement un grade dans la milice de leur quartier'. Le sieur Le Doux, troisième lieutenant, demande à se retirer du service « pour vaquer aux affaires de son habitation ; il désireroit qu'on lui