Lettre du même, 12 juin 1736 (Ibid., voL XLIII
3. Lettre de M. de Conflans, gouverneur, à M. de Vaudreuil, 9 juillet 1750 [Ibid., vol. LXXXIU).
4. Lettre de M. de la Rochalar, du 15 mai 1726 {Ibid,, vol. XXVI).
5. Lettre de M. de Montholon, du Pelit-Goave, 10 janvier 1725 (Ibid.. vol. XXV) .
6. Lettre de M. de la Chapelle, intendant, du 28 juillet 1737 (Ibid., vol. XLVI).
bureau dont on prenoit et laissoit ce que Ton vouloit ^ » ; un simple major à Saint-Marc, M. de Champfleury, prétendant que « l'intendant n'est même pas en droit de faire mettre un habitant en prison- », et se vantant publiquement une autre fois d'avoir traité M. Maillart c( comme un laquais •' ». Quant aux juges et autres fonctionnaires civils, aux « commis », le militaire nourrit pour eux le même mépris que pouvait avoir à l'égard des gens de loi un gentilhomme du xvi® siècle. « Il semble, écrit Du Casse, dès 1698, qu'on veuille faire de l'Amérique un pays de chicane comme la Normandie ; il l'eust pourtant fallu bannir comme une contagion, car je ne vois dans la justice que rapine et intérêts sordides'. » Un de ses successeurs traite le lieutenant de juge et le procureur du Roi de Saint-Louis « de gens sans foy ni loy et de menteurs », et déclare que l'intendant fait courir un grave danger à la colonie « en mettant, comme il le fait, toute l'île en procureurs ^ ». Au sieur Dumesnil, procureur du Roi au Port-au-Prince, qui s'avise de défendre devant lui un de ses subordonnés : « Votre juge, répond M. de Vaudreuil, est un lin fripon en société de dix-huit ou vingt personnes, et vous pareillement, et l'intendant [M. de Laporte-Lalanne] est encore le plus grand. Il n'est fait que pour enrichir