Moreau de Saint-Méry, Lois et constitutions, t. L p
5. Moreau de Saint-Méry, Notes historiques (A. M. C, F^* 136, p. 75).
6. Essai sur l'esclavage..., an VIL (A. M. G., FM29, p. 108-109).
quelles on verso du lard fondu* ; mutilation plus honteuse eniin, plus épouvantable, celle des parties viriles ■ !
Un genre de supplice fréquent encore est l'enterrement tout vivant du nègre, à qui devant tout l'atelier l'on fait creuser lui-même sa tombe", ou bien l'enterrement jusqu'au cou du misérable, dont la tête est enduite de sucre, afin que les mouches soient pour lui plus dévorantes '\ L'on varie quelquefois ce dernier supplice : le patient tout nu est attaché proche une fourmilière, et « l'ayant un peu frotté de sucre, ses bourreaux lui versent à cuillerées réitérées des fourmis depuis le crânejusqu'à la plante des pieds, les faisant entrer dans tous les trous du corps ». Quelques maîtres « font lier leurs esclaves nus à des pieux, aux endroits oii il y a des maringouins, insectes fort piquants», et ce martyre n'est pas le moins douloureux ^
Viennent enfin les supplices moins raffinés, mais aussi cruels : nègres enfermés dans des cages % des tonneaux '', nègres amarrés sur des chevaux, les pieds attachés sous le ventre et les mains à la queue du cheval ^ ; — les