‹ Saint-DomingueChapitre 75 sur 115 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

lions et que l'on ne trouve des demeures « somptueusement ornées de tentures de damas, de baguettes dorées et d'objets d'art ». Pourtant, la plupart des auteurs sont d'accord pour reconnaître, l'un, « le peu de soin que les habitants de la colonie apportent à l'ornement de leur domicile* », l'autre, « que les maisons sont fort mal meublées à Saint-Domingue ' », le troisième, « qu'on ne s'y occupe que des distributions convenables pour se loger, sans employer ni l'ornement, ni la décoration, et que l'intérieur des demeures est en général peu garni de meubles, la plupart étant d'acajou ou de bois de cèdre ^ ». De ces faits, d'ailleurs, le grand nombre d'inventaires domestiques que j'ai retrouvés m'ont apporté la confirmation. J'ai été souvent frappé en effet du mobilier très restreint et fort simple qui garnit la plupart des habitations. Je ne voudrais pas prendre un exemple trop particulier. Entre tant d'autres, en voici un qui me paraît répondre à une assez ordinaire moyenne. C'est l'inventaire de l'habitation Baudard de Saint-James, située paroisse des Verettes, en 1787 :

Dans ladite habitation, il s'est trouvé : Dans la grande chambre à l'est :

Une armoire d'acajou;

Deux lits garnis de paillasses, matelas, traversins, et

moustiquaires ; Deux fauteuils ; Une table d'acajou ;

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