‹ Saint-DomingueChapitre 76 sur 115 · Girod-Chantrans, Voyage d'un Suisse... p · texte numérisé non relu

Girod-Chantrans, Voyage d'un Suisse... p

2. Hilliard d'Auberteuil, Considérations sur l'état présent de la colonie de Saint-Domingue, Paris, 1776-1777, 2 vol. in-8°, t. I, p. 107.

3. Ducœurjoly, Manuel des habitants de Saint-Domingue, 1802, 2 vol. in-S», t. II, p. 67.

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Dans le cabinel au nord :

Une table d'acajou en forme de bureau ; Deux chaises de paille;

Dans le cabinet parallèle :

Une table servant de bureau ;

Un secrétaire d'acajou ;

Quinze boîtes d'acajou contenant des papiers et des

titres ; Deux chaises de paille ;

Dans la salle :

Quatre petites tables d'acajou ; Deux canapés ; Deux miroirs ; Deux tableaux ;

Dans la chambre à l'ouest :

Deux lits garnis ;

Deux armoires d'acajou;

Une table ;

Un fauteuil ;

Deux chaises ;

Dans un cabinet-office attenant :

Deux buffets d'acajou ; Vingt-quatre couverts d'argent ;

Dans le cabinet au sud :

Un lit garni ;

Une table d'acajou ;

Une chaise ;

Dans la galerie au nord :

Deux tables de marbre ;

Une table de chêne ;

Six jarrfts de terre de Provence ;

Dans la galerie, côté sud :

Quatre grandes tables d'acajou, de douze et dix-huit

couverts ; Vingt chaises; Une grande volière à oiseaux;

Dans le pavillon, côté nord de la maison principale :

Deux lits garnis ;

Deux grandes armoires d'acajou ;

Une table d'acajou;

Trois chaises de paille ;

Dans une case à l'ouest de la maison (chambre du chirurgien) :

Un lit garni ;

Une armoire d'acajou ;

Une petite table ;

Deux fauteuils et deux chaises ;

Dans le même bâtiment (chambre attenante) :

Un lit garni ;

Une armoire de chêne ;

Trois chaises et un fauteuil de paille ;

Dans le même bâtiment (seconde chambre attenante) :

Un lit garni ;

Une grande armoire d'acajou :

Une petite table ;

Deux chaises;

Dans la chambre à repasser :

Deux tables à repassera

Il y a, on le voit, dans ce mobilier, assez peu de

1. Inventaire de l'habitation Baudard de Saint-James, 1787 (Arch. du min. des Colonies, Corr. gén., Saint-Domingue, 2» série, caronXXXVU). — Cf. Appendice II, les inventaires beaucoup plus conséquents des habitations do M™' Dumouriez du Périer.

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supei'fluiLés. On on trouve plus, il est vrai, dans d'autres inventaires, par exemple, des instruments de musique, des jeux d'échecs, de tric-trac, mais très rarement, en revanche, des livres.

Faisant allusion à ces installations, généralement sommaires : « Il y a à Saint-Domingue, écrit un colon, beaucoup plus de luxe de parure que de luxe de commodité... » « Tous ceux, ajoute-t-il, qui tiennent à l'administration de la justice, les marchands, les facteurs et agens du commerce sont, en effet, couverts de bijoux, de broderies, de galons, et bien souvent un homme, qui porte sur lui pour 10.000 livres d'habits de velours et de bijoux, demeure dans un appartement sans meubles et sans tapisseries*. » Cette « magnificence » s'est développée du reste assez tard dans la colonie. « Car il y a vingt ans, remarque un habitant, en 1767, l'on alloit encore assez ordinairement en veste dans les meilleures maisons delà colonie, alors qu'aujourd'hui l'usage exige que l'on ne paroisse dans les villes qu'en habit, usage qui commence même à s'étendre dans les campagnes. C'est principalement aux voyages, que les gens de cour ont faits depuis quelque temps dans le pays, qu'il faut attribuercettegêne volontaire que s'imposent les habitans". »

Un autre objet où s'affiche le faste des colons est la table. Le père Labat reçu, en 1701, chez un ancien corsaire, « qui, à la mode de la flibuste, ornoit chaque période de cinq ou six noms de Dieu », s'étonnait de manger chez un pareil hôte en de la vaisselle plate ^. La

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