Wimpffen, Op. cit., t. I, p
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Sainl-Dominguo », reconnaît Moi-eau de SainL-Méry, « dans les lieux mômes où il éloiL h; plus élabli ». « Les femmes de la plaine du Fonds, par exemple, paraissant quelquefois avec quatre déshabillés diflérens dans le même bal et ne voulant point faire resservir les mêmes pendant longtemps, cette magnificence effrénée rend leur parure très coûteuse et tend à élever entre elles des haines secrètes nées d'une rivalité orgueilleuse » ; et « à Jérémie il y a peu de société », uniquement parce que ces habitudes importées de la plaine du Fonds ont produit les mêmes effets \
Ce n'est point, — comme le constatent les textes que je viens de citer, — qu'il n'y ait jamais de réunions entre planteurs. Mais ceux qui y sont conviés s'en débarrassent, — qu'on me passe l'expression, — de la façon laplus expéditive. « On arrive, à Saint-Domingue, presque au moment du repas, sur les habitations oia l'on doit dîner. On mange bruyamment, on joue un couple d'heures, et chacun retourne chez soi^ ». « L'existence triste et monotone du propriétaire à Saint-Domingue, écrit un autre, n'est interrompue que par quelques petits voyages qu'il fait de temps en temps, à la ville ou à la bourgade la plus prochaine, pour la vente de ses denrées ou pour l'achat de celles dont il a besoin. Quelquefois, il invite ses voisins à dîner chez lui, ou il est invité chez eux. Tristes repas ! L'intérêt et le libertinage y font Tunique assaisonnement des conversations. Les liaisons d'amitié sont, d'ailleurs, si rares parmi eux que la plupart des individus doivent se
1. Moreau de Saint-Méry, Notes historiques... (.4. M. C. F' 133, p. 351, 377).