‹ Saint-DomingueChapitre 95 sur 115 · Wimpffen, Op. cit., t. I, p · texte numérisé non relu

Wimpffen, Op. cit., t. I, p

4. Moreau de Saint-Méry, Description de la partie française de Saint- Domingue, t. II, p. 321.

vil-: KT MŒURS CIIKULES :i3l

y sont des cloaques ; on y met tous les embarras (ju'on veut, et il est bien commun d'y voir dos voitures et des clievaux dételés qui les gOiient et les infecLoiit '. »

Si, du reste, l'on n'a point confiance dans pareilles descriptions, qu'on se reporto aux actes officiels. En parcourant les décisions des Conseils supérieurs de la colonie, on pourra voir : de perpétuelles défenses délaisser croupir les immondices dans les rues du Gap, où il n'y a point encore d'ég'outs en 1736, et où Ton porte..., ou l'on ne porte pas, « les matières fécales» à la mer-; des interdictions sans cesse réitérées de laisser vaguer dans la ville des moutons, des cochons, des boucs"; — et, pour le Port-au-Prince, des instances faites, à tout moment, aux habitants de ne point laver leur linge, éteindre de la chaux, fabriquer de l'indig^o, tremper du manioc dans la seule source qui alimente la ville % source si insuffisante qu'à chaque instant l'on manque d'eau, et qu'en 1761, « les fontaines du Port-au-Prince consistent dans un ruisseau bourbeux, dont il est impossible de boire, les habitants étant obligés d'envoyer chercher de l'eau à une lieue et demie de la ville ^ »; des recommandations renouvelées faites aux citoyens détenir la nuit

1. Morcau de Saint-Mûry, Notes historiques... (A. M. G., F' 132, p. oOO).

Page 1