‹ Saint-DomingueChapitre 96 sur 115 · Ibid., F" 133, p · texte numérisé non relu

Ibid., F" 133, p

3. Moreau de Saint-Méry, Lois et constitutions... t. II, p. 778; t. III, p. 301, 441, 594.

4. Voir des arrêts du Conseil du Port-au-Prince de 1759, et 1772 dans Moreau de Saint-Méry, Op. cit., t. IV, p. 286, et t. V, p. 394.

5. Lettres de MM. Bart et de Clugny, du 5 octobre 1761 (A. M. G., Corr. gén.. Saint-Domingue, G^ vol. GVIII). — Cf. Moreau de Saint- Méry, Lois et constitutions, t. IV, p. 431. — La première fontaine publique ne coule au Port-au-Prince qu'en 1774 (Moreau de Saint-Méry, Description de la partie française de Saint-Domingue, t. II, p. 357).

leurs chiens à l'attache, car ils sont si nombreux et, attirés par les ordures, font un tel vacarme, qu'ils empêchent la population de dormir^ ; des interdictions répétées faites aux maîtres de châtier leurs esclaves sur la voie publique^, aux charretiers d'y laisser « amoncelée la paille déchargée des cabrouets qui ont apporté de la plaine les barriques de sucre ^ » ; toutes choses qui nous donnent, il faut l'avouer, une assez singulière idée de la physionomie des grandes villes de Saint-Domingue. Quelle doii. être dès lors celle de cités qui comptent, en 1730, trente maisons, comme le Petit-Goave, ou soixante, comme LéoganeM

Je veux bien, d'autre part, que, dans ces villes, l'existence quotidienne ait plus de variété et d'agrément que dans les « savanes » des plaines. Y a-t-il pourtant en ces agglomérations, surtout commerciales, un esprit de société beaucoup plus développé qu'à « l'intérieur », n'y a-t-il pas seulement une vie extérieure plus intense entretenue par les distractions multiples qu'offrent de nombreux lieux de réunion? Lieux de réunion de tout genre : cercles de société, et au premier rang, le plus sérieux, le plus grave, le fameux Cercle desPhiladelphes du Cap, groupement à la fois politique, philosophique et littéraire, mais plus politique que tout le reste ^ ; — loges

1. JMoreau de Saint-iléry, Lois et constitutions..., t. V, p. 310. 2.1bid., t. IV, p. 566.

3. MoreaudeSaint-Méry, iVo/es/iisioj'f^i^es... (A. M. C, F^, 133, p. 138).

4. Lettre de M. de Laporte-Lalanne, fin de 1750 (A. M. C, Corr. gén., Saint-Domingue, C», vol. LXXXVIII). A cette date, il y a 100 maisons au Port-au-Prince [Ibid.).

3. Voir les Statuts de ce cercle et une liste de ses premiers membres, en 1784, aux A. M. C, Corr. gén., vol. LV. — Cf. Moreau de Saint- Mérj% Description... t. I, p. 348 et suivantes.

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maçonniques, dont la première a éU; fondée en 1740, au Cap encore, par un nomm('' Yiamiey, arpenteur, et qui n'ont pas « pris » d'abord, « parce qu'on a fait croire aux dames que l'objet de cette institution et confrérie étoit de s'y passer de fenmios, — à ce point qu'à l'origine, les membres n'ont pu obtenir les faveurs ordinaires de leurs épouses, — et à d'autres, que les francs-maçons se livroient au diable ' », mais qui ensuite ont malheureusement obtenu plus défaveur, — je dis malheureusement, car ces loges furent les pires conciliabules où se prépara et s'organisa la Révolution-; — bains publics, qui sont aussi en quelque manière des endroits de réunion, et très largement ouverts, « comme ceux du Cap, oi^i on admet indifféremment les hommes et les femmes, qui peuvent se mettre ensemble s'ils le jugent à propos'»; — salles où. l'on donne à jouer, qui, elles, datent de loin, et qui conservent toute leur vogue, car on y voit fondre en quelques nuits les plus grosses fortunes; — théâtres, enfin, du Cap, du Port-au-Prince, de Léogane, de Saint-Marc, des Cayes, où l'on a la prétention de « donner les dernières pièces de Paris », le Légataire imioersel^ le Devin de village. Cartouche, la Gageure imprévue, Annette et Luhin, V École des jwres, ou les effets de la prévention', et qui sont très suivis.

1. Lettre de MM. de Larnage et Maillart, du 25 juillet 1740 (A. M. C, Coït, gén., Saint-Domingue, G'-*, vol. LII).

2. Il y a deux loges au Port-au-Prince à la fin de l'ancien régime : la loge delà Réunion désirée, et celle de la Parfaite union (Moreau de Saint-Méry, Op. cit., t. Il, p. 408).

3. Moreau de Saint-Méry, Notes historiques... (A. M. G., F" 133,

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