‹ Saint Elzéar de Sabran et la bienheureuse Delphine de SigneChapitre 17 sur 29 · T I.A OlivNlIKUKKlISi: DELPHINE DE SIGNE · texte numérisé non relu

T I.A OlivNlIKUKKlISi: DELPHINE DE SIGNE

ordonnance do deuil qui sont employés pour les Frères de cet Ordre, sans aucun autre parement ou onicniint dt^ssiis ni dc^ssous nolrtî corps (i). »

Une disposition aussi impérativcne peutémanerque d'un Tertiaire.

A près tout ce que nous venons de narrer, nous ne serons pas étonnes de voir cette ûme délicate s'élever à la plus haute spiritualité dans son amour pour le Sacré-Cœur. Une de ses lettres nous en donne le témoignage. Comme il était à Montpellier et que son séjour s'y prolongeait un peu, Delphine lui envoya de Puy-Michel un message pour s'informer de son état. « Je suis en bonne santé, répondit Elzéar, et si vous désirez me voir, cherchez-moi dans la plaie du côté droit de Jésus-Christ. C'est là que je fais ma demeure et que vous pourrez me trouver ; ailleurs, vous me chercheriez en vain. »

Ne croirait-on pas entendre parler le docteur séraphique, saint Bonaventure, plutôt qu'un homme de guerre et un ministre d'État I Ame privilégiée, ô noble Elzéar, comme Ranuccio Pico, l'un de vos biographes, a raison de vous nommer le saint courtisan, il Cortigiano santal Vous saviez que le Cœur de Jésus est la cité de refuge contre les séductions de la cour, le lieu de repos dans les agitations mondaines,

I. « Et Yolumus ac etiam ordinamus quod in obitu nostro induamur habita Fratrum Minorum ; etsicut fratres dicti Ordinis, in eorum obitu, de habitu et luctu ordinantur, ita et nos de habitu et luctu ordinemur », etc.

l'oratoire de choix pour Tâme pieuse. A ce trait nous reconnaissons en vous un digne enfant du grand favori du Sacré-Cœur, qui, surFAlverne, mérita, par son ardent amour, d'avoir le côté transpercé, comme le divin Crucifié.

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