DEUXIÈME PARTIE
^t rîndustrie. Aussi lorsque la France, affranchie des sniile petits tyrans qui couvraient son sol , ne songea plus qu à se lancer dans les voies de l'industrie et du oommerce, Liboume se trouva tout préparé à entrer dans cette voie nouvelle ; il suivit aussi sa destinée , il prospéra.
CastiUon , rapproché de Saint-Émilion par son orig^e, de Liboume par ses mœurs, moins place forte <2xie la première de ces villes, moins lieu de commerce ne la seconde, tient le milieu entre les deux : Saintdépérit, Gastillon prospère; mais sa prospété n'atteindra jamais celle de Liboume.
$ Vlll.
^^ odifications successives de ia constitution municipale de Saint-Éinition.
Depuis la délibération municipale de i55&et les
*^ttres patentes de iSSg, chaque jurât, lors des élec-
^^ons, désignait douze bourgeois, parmi lesquels trois
^^vaient être déclarés prud'hommes par le maire , et
^Cincourir avec les officiers municipaux à F élection
alternative d'un maire et de deux jurats ou de deux
Jurais seulement. L'élection, bien qu'éloignée de l'es-
î^ïnt et des formes démocratiques des temps antérieurs,
^tait cependant encore le fait des citoyens. Ce reste de
*ï*anchises municipales leur fut enlevé en 1 692 . « Soit
^^spcct pour les titres et la possession , soit intérêt
pour le trône même , a dit M. Renouard ^, les princes de la troisième dynastie protégèrent généralement le droit mimicipal , jusqu'à ce que , vers la fin du règne de Louis XIV, la pénurie des finances suggéra la ressource malheureuse de soumettre à la vénalité la charge de maire et quelques autres magistratures municipales.)) L'édit du mois daoût 169a créa dans chaque ville et communauté du royaume des maires perpétuels, avec le titre de conseillers du roi ^. Ces maires cômmissionnés durent jouir des mènoies hoii^ neurs, droits, émoluments et privilèges , prérogatives ^ ,^ rang et séance dont jouissaient auparavant les maires ^^s électifs; en sorte que tout le changement consista e:^Kr n
ce que un office électif devint un office concédL Mé
moyennant finance. Quant aux jurats, il ne fiit ri^ -=n
changé à leur égard. Ainsi chaque année, le a4 jui j, i ,
les jurats de Saint-Émilion continuèrent de présent^^^r au maire perpétuel et héréditaire (c'est le titre quL^^iJ prenait) une liste de quarante-huit candidats sur l^^ -squels le maire désignait douze prud'hommes, lesqiL^^^s concouraient avec les magistrats municipaux à Tél^^^* tion de deux nouveaux jurats, d'un trésorier et d' ouvrier de l'église paroissiale *.
En 1702 furent créés des offices de lieutenants
' Histoire da droit municipal, iiv. IV, ch. xii. * Excepté à Paris et à Lyon , où 1 usage d'élire un prévôt des chands fut toujours conservé.
' Voir pièces justificatives, n" i3.