DEUXIÈME PARTIE
bourgeoises de la commune , à xlifférentes époques. Celui de Tan 1702 nous fait connaître un major de ville commandant, un aide-major, un garçon major* neuf 'capitaines et autant de lieutenants ^ Celui de lan 1778, qui ne comprend que la ville de Saintr Émilion, se compose de deux compagnies commandées chacune par un capitaine; chaque compare est distribuée en six escouades, à la tête de chacune de^ quelles e^t un officier ^ ; chaque escouade était forte de six hommes. Le principal emploi de ces compagnies était de faire des patrouilles dans la ville. Étaient légalement exempts de ces patrouilles, et par couse-
^ H. Lescure Montremblant, major; F. Gaussen, aide-major. —
I^reniier capitaine , R. Deymene , sieur du Jonca ; F. Barbot , iieutenant.
— ^PeiiziÀme capitaine, Berthoroieu-Perin ; Labayme, lieutenant —
'ï'roisième capitaine, L. Pipaud ; Berthomieu-Meynot, lieutenant. — Qua-
^xième capitaine, P. Guadet, sieur de la Grace-Dieu ; R. Souillé , lieute-
^amt. — Cinquième capitaine , J. B. Berthomieu , sieur du Jonc; Deseze>
^ondoi, lieutenant. — Sixième capitaine, F. Martiel; lieutenant,
I^. Boylevin. — Septième capitaine , P. Destieu , sieur de Faurie ; lieute-
liant , G. Deseze-Boquet. — Huitième capitaine , J. Guadet, sieur ie
Saint-Jidîen ;' lieutenant , J. Coutures. — Neuvième capitaine , E. Lavan ,
•îeur de CraYigpMic; lieutenant, F. Cazimajou, sieur de Bachon. (Reg.
U^anic. 30 mai 1702.)
'* Première compagnie: Guadet, ancien jurât, capitaine; Coste, ancien jurât, officier delà deuxième escouade; Âugrand, officier de la troâsiènie; A. Lescure, officier de la quatrième; Combret, officier de la cinquième; Guadet Saint-Julien, officier de la sixième.-^ Deuxième Compagnie : Leblanc, ancien jurât, capitaine; Cazimajon, ancien jurai, officier de la deuxième escouade; Loubères, officier de la troisième; Pàimade, officier de la quatrième; Janeau jeunet officier de la cin- <|uième; Comillot, officier de la sixième.
quent ne figuraient -pas dans Tétat de 1778, les gentilshommes, les ecclésiastiques, les militaires, soit en activité, soit en retraite; les juges, les avocats plaidants ou consultants, les médecins ou chirurgiens , les notaires.
Les revenus fixes de la ville allèrent toujours croissant, quant au chiffre qui en était l'expression, à mesure que l'argent diminuait de valeur; ainsi, ce re-
venu qui , vers le milieu du xv* siècle , ne s'élevait pas^^ s à 200 livres, était, à la fin du xvii*, de 781 livres; en^rran 1763, il était de 1,179 liv. 10 s. d'après les états^-^ dressés par les oflBciers municipaux. D'après ce^s ^s mêmes états , les dépenses ordinaires s'élevaient annuellement à 1,022 liv. ]5 s. dans ces dépenses figu — rent pour 87 liv. 1 5 s. les gages du maire, des quatrei-^ ^ jurats, du procureur, du secrétaire et du trésorier^ ^> la confirmation du maire , son droit de chaperon, e*^ -* ceux des quatre jurats comptent pour 1 90 livres; 1 luminaire , lors de l'élection des officiers mimicipaux et le repas qui suivait cette élection , sont cotés 1 00 li vres (ce dernier article fut sans doute supprimé en 1771); les gages et le logement du régent de latinité (il n'y en avait plus quun) emportaient 2 10 livres; l'habillement et l'entretien des quatre valets de ville et autres gagistes, 280 livres ^
* État des revenus patrimoniaux de la ville de Saint-Emilion , de Tan 1763. Certifié véritable: Guadet, maire; Golondre, Voyzîn, de Soucbard et Coste , jurats.