‹ Saint-Émilion, son histoire et ses monuments. [With] AtlasChapitre 110 sur 141 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

moines, dont un théolc^al. Indépendamment des chaloines, il y avait ordinairement d autres ecclésiastiques attachés, à différents titres, à l'église collégiale, i^omme vicaires , chapelains.

Le curé et le théologd furent souvent en discussion ivec les officiers municipaux de Saint-Emilion. Ces leux chanoines cherchèrent fréquemment > à ce qu'il paraît, à se soustraire aux obligations attachées à leurs itres, et toujours les magistrats municipaux eurent soin de les y ramener.

Déjà en 1882 ces magistrats dénonçaient le curé ie la ville , qui étant tenu , comme de toute antiquité Tavaient été ses prédécesseurs , de « servir luy-mcme l'^;liseparoissidedeSaint-Emilion... et y fornir quatre vicaires, » cependant ne remplissait nullement ce devoir; «ains, aux festes solemnelles, jours de dy manches et autres festes, lesquelles il doibt dire la grand' messe, écrivaient les magistrats, il ne s'y treuve que bien peu, et le plus souvent la faict dire par un simple prêtre sans assistance de diacre ne soubs-diacre , combien que à ladicte cure et sacristie soyt annexée ime chanoynie, pour entretenir, faire et supporter la charge de service divin de ladicte église paroissiale ^ » Ces discussions se renouvelèrent souvent.

Mais c'est surtout avec le théologal qu'eurent lieu les plus fréquents démêlés , qui même , plusieurs fois , furent portés au tribunal de l'archevêque, ou au

* Remontrances de Tan 1 582.

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pariément de Bordeaux. L'ordonnance d^Oiiéans dé 1 56o avait établi que, dans chaque é^ise cathédradé ou collégiale » une prébende serait aflectée à un docteur en théologie, qui devrait prêcher et annoncer la parole de Dieu chaque jour de dimanche et de fête solennelle; et faire, trois autres jours de la semaine, une leçon publique de TEcriture sainte. Le théologal de Saiiit-Emilion , lors de sa réception par le chapitre, prenait, en effet, rengagement formel de «prescher ïavent, le caresme, les dy manches éi autres festes solennelles et festes de Nostre-Dame , et lire troys fois de la sepmayne , comme les autres théologals ont aocoustumé de faire, suyvant son institution ^. » Mais presque tousiles chanoines théologaux de Saint-Émilion essayèrent successivement de secouer Fobligation qui letoétoit imposée; ce que les magistrats empêchèrent toujours. Ainsi, le 26 novembre 1679, ces magistrats obtinrent du parlement un arrêt portant injonction au Aéologal alors en fonction , et qui refusait de prêcher les avents et le carême, d'accomplir les prédications d'usage, ou qu'autrement, et faute de de faire, la somme de cent livres serait prise sur les fruits de la pi^ bende théologale pour être délivrée « au prescheur qui prescheroit pendant ledict temps. » Il est probable qUe le théologal prêcha cette année-là ; mais , du reste , ce

* Actes de rcceptîoD du théoiogal des 19 septembre iSgi, 5 mai lôgS, etc. extraits des regist. capit. du chap. de Saint-Emilion. (Arch. de Saint-Emilion.)

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