‹ Saint-Émilion, son histoire et ses monuments. [With] AtlasChapitre 113 sur 141 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

t:iments , tours et vieux murs de la porte Bourgeoise ^ » 11^ déoioiition eut lieu en 1788^.

Les fossés qui défendaient la ville du côté du vallon étaient à peu près comblés dès 1578; il paraît c|u'alors on s'occupa de le$ déblayer^. Plus tard ils ske trouvèrent encore dans le même état , et il ne fut plu9 question de déblayage. On put donc arriver dès lors sans difficulté jusqu'à la porte de la ville. Cependant la porte Bouquèret était encore fermée à la nuit, et nui ne pouvait plus entrer ou sortir par cette porjte. Qi^ielcpie^ années avant la révolution ,^les magistrats i^unicipaux exposaient au procureur général <ju*iln*y avait à Saint-Émilion qu'un seul guichet placé à. la porte j^urgeoise , et qu'il était indispensable de placer aussi un guichet et un guichetier k la poite £ouquère ^; mais ce projet n'eut aucune suite.

£[ y a à Saint-Émilion un monun>ent qui , de tout teoQps, éveilla jia sollicitude des habitants, c'est le clocher gothique élevé au-dessus de l'église mono-

* Reg. munie. 8 octobre i784>

^ .Beg. monic. 17 mai 1786.

' JQleg.munip. 1" et 3 août 1578.

^ Cette porte , disaient les magistrats municipaux , étant t dans i en- €«aoflmeiit de la basse ville, et dans une gorge, ^entre deux coteaux escarpés, on ne peut là nuit monter lesiertres pour aller au guichet de la porte Bourgeoise , sans risquer d'être asaasainé , comme il n est arrivé ^ue trop souvent, ne pouvant faire cette route à pied que très-difficilement, et non à cbeval , étant bordée de groUes où se peuvent cacher les voleurs, sans crainte d'étrç surpris.» (Pétition des magistrats municipaux de Saint-Émilion au procureur général Dudon [sans date].)

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lithe; jamais il ne fîit laissé sans réparations. En 1617,

un ouragan emporta la pointe de ce clochçr;.ii fut

reparé; neuf ans plus tard, c est-à-dire en 1626» «i.ane

grand partye du clocher tumba par terre,» et.vpar

délibération publique, il fut arrêté qu'il serait réparé; ^ ^;

« pour faire laquelle réparation et fournir au paye ^3-

ment de la somme de quinze cens livres, qu^entre^^^e aultres choses la communauité promist payer à Pîerre^^-e Bàtut , entrepreneur de ladicte réparation , » il fut faits- Jmt un emprunt \ Le chapitre paya, selon Tusage, le tier^— rs de la dépense totale ^. Il est probable qu'il s*agit i( du revêtement massif qui enveloppe la base du clocher des deux côtés, du levant et du oiidi. Eln 1627 les magistrats firent encore fermer quelques fenêtres « parce qu elles menaçoient ruyne *. »

Enfin, Tan 1773*, on s'aperçut que la partie din-^' -" couchant , qui paraissait encore dans son état prinii — tif , demandait de promptes réparations. Les bourgeoise et les principaux habitants de la juridiction furenl convoqués , et il leur fut présenté un devis d< 4,000 livides, qu'on espérait voir descendre à 3,oo( lors de l'adjudication des travaux^. On fit remarquen:::^^

^ Reg. munie. 28 juin 1627. Le marché passé avec Tentrëi est du 24 mai 1626. Nous nen connaissons pas les termes.

* Reg. munie. 1/4. septembre 1773. Voir aussi 1" octobre 1774, etc. — ■

* Reg. munie. 28 juillet 1627.

* Reg. munie. 1 1 et 1 4 septembre 1773.

^ L'adjudication eut lieu moyennant :£,990 livres. ( Reg. munie 1 774-^

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