‹ Saint-Émilion, son histoire et ses monuments. [With] AtlasChapitre 127 sur 141 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

aémoires. Quel dommage que ces mémoires soient perdus! que de faits ignorés ils pouvaient faire conlaître; combien ils pouvaient contenir de révélations mportantes !

Enfin Buzot composa un éloquent et chaleureux plaidoyer en faveur des représentants proscrits. Cet crît de Buzot mérite d'être mûrement médité; on y rouvera de hautes leçons de politique et de morale; m y puisera une salutaire expérience des hommes et les événements. C est Fœuvre d'un philosphe austère ît d'un grand citoyen, d'un moraliste sensible, d'un écrivain distingué.

On aime à voir ces représentants proscrits , mis hors a loi, oublier tout pour ne penser qu'au soin de leur néinoire.

Ds passèrent un mois ainsi chez madame Bouquey; nais il était dit que, pour eux, les moments de bonleur seraient courts. Le courage, le dévouement, la rrandeur d'âme sont personnels, ils ne peuvent se commander ni se transmettre; et la dépendance d'une iemme n'est pas un vain mot : si les mouvements de (on cœur lui appartiennent, il n'en est pas ainsi de les actions. Telle est notre société. «Au milieu de lous , dit Louvet , quelqu'un voulait en vain dissimuler jon désespoir : c'était notre généreuse protectrice; îile pleurait , elle gémissait de la nécessité qui la for-

Boaquey, mais dans une autre maison avec Barbaroux et Pétion. (Voir ci-dessous S iv.]

çait à ne plus s*exposer pour nous. «Les cruels! s' criait-elle, en parlant de ses parents, quelle violenc^=;e ils me font! Je ne la leur pardonnerai jamais s il fai-.3ut

que quelqu'un d'entre vous » Elle n'acheva poin" — t,

continue LouVet; « mais ses pressentiments étaie^mat trop fondés : oui , un d'entre nous devait bient^ât périr. »

S IV

Séparation. — Nouveaux revers. — Nouvelle réunion. —

Dénûment absolu.

C'était le i 2 novembre ; les représentants se divisent en deux parts : Buzot, Barbaroux et Pétion, qui désormais ne devaient plus se quitter, allèrent du côté des Landes chercher un asile incertain. Ils se séparèrent de leurs amis, comme si une voix secrète leur eût dit qu'ils embrassaient quelques-uns d'entre eux pour la dernière fois.

Valady se dirigea du côté de Périgueux , vers la maison d'un parent chez lequel il espérait trouver une retraite; hélas! c'est la mort qu'il trouva.

Guadet, Salles et Louvel passèrent la journée suivante dans des carrières, attendant un ami qui devait, à l'entrée do la nuit, les conduire, par un chemin de traverse, à six lieues de là, du côté de Montpont, vers la demeure d'une femme dont la famille était de|)uis longtemps liée d'amitié avec celle de Guadet , que Guadet avait personnellement sauv<^e

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