‹ Saint-Émilion, son histoire et ses monuments. [With] AtlasChapitre 41 sur 141 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

fréquentent la ville ^ En i358 il permet d'asseoir différentes taxes dont les produits s appliqueront aux fortifications locales ^.

Cependant les guerres continuaient toujours, et Tan 1 389, Saint-Emilion expose au duc de Lancastre, lieutenant d'Aquitaine, pour le roi Richard : uQue pour tenir et avoir gens d'arme à la défense de ladicte ville, pour cause de achater lieux et forteresses des ennemis, grévables à la susdicte ville, pour mettre siège devant certains lieux rebelles , pour réparer et fortifier ladicte ville, pour achater artillerie, canons et autres choses deffensables ^, et autres nécessités à ladicte ville, et pour icelle garder du povoir desdicts ennemis et rebelles , et la maintenir en la vraie obéissance du roy, nostre souverain, sei^eur, » elle a emprunté « plusieurs grandes sommes d'or et d'argent de plusieurs et diverses personnes, lesquelles sommes ladicte commune ne peut paier et satisfaire , quant à présent, pour cause de la grande povreté en quoi elle est mise, à cause des présentes guerres et mdesse du temps ^. )) En conséquence , elle demande au prince

^ Ârch. de Saint-Émil. On lit : c Et in signum hujus modi salvs gardiai c uostrs vexHla nostra seu penentellos in portallis dicts villae et in do- « mibos et bonis borgensium ac mercatorum praedictorum praefigentes. »

* Ârcb. de Saint-Emilion. Dans la même charte il est dit qu à la mort du prévôt actuel de la ville sa charge ne passera pas à d autres , mais restera attachée à la couronne d*Àngleterre.

^ Le canon était encore d*un usage peu commun à cette époque.

* Arch. de Saint-Emilion.

ddbft «t répit Le duc de LanCdstre, accaeillaM k demande de k commune, lui accorde un délai de deux ans.

Il est à remanjner que les seigneurs et les villes de Guieïine se montrèrent toujours , à de rares exceptions près^ fortement attachés à la domination de leurs ducs; on les voit fréquemment embrasser avec fcèie les intérêts, dé ces ducs contre les rois de fVanee ; ce qui se comprend , du reste, car, sujets des ducs d'Aquitaine , pour eux les Français étaient des étrangers, pour ne pas dire des ennemis. Ainsi le roi de France , Chartes V; ayant envoyé une armée en Guienne, sous la conduite^ du duc d'Anjou et de du Guesclin , et cette armée s'étant emparée de la plus grande partie du Bordelais , et , entre autres villes , de Saint^milion , le Bordelais mit à profit l'absence du duc d'Anjou , appelé i Paris par la mort du roî Charles V, et l'an 1 3^^, Bourg , Blaye , Libourne , Saint-Émilion ^ Castiiloin , Saint-Macaire , Cadillac , Riom , firent avec Bordeaux une confédération contre les Français : un des article^ portait qrfen cas d'attaque ces villes se donneraient mutuellement du secours; que Bordeaux enverrait "des bourgeois de sa eommune dans les difiFérentes vîïles confédérées , pour y commander et pour veiller h leur sûreté K

^ Chron. bord, an 1379. Vwa tiaft, les habitaiits du Bordelais éomr nèreat ««core une fgeiwe de dévoveineiit aux intérêts des ducs de Guienne. Les guerres avaient épuisé la province, ek la mettaient hors

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