S XLIII
* s ccxxii.
à la preuve par combat \ genre de preuve, du reste,
grande faveur au moyen âge.
La coutume ne donne que peu de lumière sur les règles du combat judiciaire; mais il existe un formulaire du même temps à peu près que la coutume , et en langue gasconne comme elle, dans lequel toutes ces règles sont minutieusement décrites. Ce formulaire est bien certainement Tun des monuments les plus curieux qui nous soient parvenus sur ces cpmbats singuliers. H contient Ténumération des vêtements et de Tarnmre des champions, dont on ne trouve nulle autre part un détail aussi circonstancié ^. Un avocat expliquait la cause et les motifs^ du duel; puis les armes et les vêtements dont les combattants pouvaient faire usage étaient présentés aux juges du camp , et les champions prenaient là ce qui leur convenait. Les combattants avaient également à leur disposition une certaine quantité de vivres , ainsi que les médicaments dont ils pouvaient avoir besoin. Bs avaient la faculté de se faire accompagner d'un médecin ou d'un chirurgien pour panser leurs blessures, et d'un maître armurier pour tenir leurs armes en état.
Ces combats paraissent avoir été assez fréquents
* SS XII , ccviii , ccxxvi , etc.
* Il est imprimé tout au loBg dans l'ouvrage intitidé Coûtâmes du ressort du parlement de Guienne,, par les frères Lamothe, tom. II, p. 3i3 et suivantes.