‹ Saint-Émilion, son histoire et ses monuments. [With] AtlasChapitre 90 sur 141 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

à Sainl-Emiiion; il est à croire toutefois qu'on n y eut aucun excès à déplorer, car cette vflle était presque entièrement catholique : les religionnaires ny formaient qu'une firaction imperceptible ^

Peu après la Saint-Barthélémy de nouveaux troubles éclatèrent dans la Guienne. Le roi de Navarre, gouverneur de la province, vint y ranimer Tardeur des Huguenots. Leurs forces se concentrèrent surtout dans la partie orientale du Bordelais et sur la lisière duPérigord, dans les villes de Castillon, de Sainte- Poy, de Bergerac.

La position de Saint-Emilion , sentinelle avancée

^^s catholiques, devint alors des plus ciitiques :

^* -Ayant nuic} et jour en teste, comme disent ses re-

Sistres municipaux, ceux qui estoyent saisis et em-

t^^rés des villes de Castillon, Saincte-Foy, Brage-

^^ ^ •Anjourd'hui, 2 5* jour du mois d'apvril 1578, s'est présenté Jeh. ^[^I^^ibosq, lequel nous auroit remonstré que ce jour d'buy ung filz de lomieu Dubosq, son frère, qui est de la religion prétendue ré- ^^miée, 8myt déceddé*, nous requérans lui pourvoir de sépulture, Lyvant les édicts et ordonnances du roy. Ayant sur ce ouy le procureur office de ladite ville, et après la réquisition faicte par ledict procureur, Lyvant nos devancyers et prédessesseurs, qui ont ordonné la sépulture de la religion prétendue réformée au lieu de la Magdeleine , ^-'^ons ordonné et ordonnons qu'elle sera continuée audict lieu , et en- ^^^inct audit procureur d'office de y assister pour l'entretennement des du roy, et pour fouyr à tous esquandalles , comme il est pourté lesdictes ordonnances, auquel dict procureur nous engoignons de entertenir et observer de poinct en poinct , selon sa forme et te- ■■«•»r.» (Reg. munie.)

rac lesquels les ont si très-souvent assaflli:

assiégés , rançonnés , meurtris et volés , qu'ils ne le ont laissé aulcuns moyens de vivre, leur ayant ra et emporté jusques aux suppelectiles de leiu*s m

sons^.ï)

Les bourgeois entretenaient à leurs dépens d ^ gens de guerre, avec lesquels ils faisaient ordinaii^ ment des courses sur les rebelles^; ils représente que, «pour défendre leur ville et la garder au ra^i ils ont, à leur propres coûts, fortifié et rendu L dite ville presque inexpulgnable. » Us reviennent sc^ vent sur les réparations faites par eux, réparatio sans lesquelles, disent-ils, les rebelles «eussent for ladicte ville et se feussent emparés d'icelle; chos quand elle fiist advenue, ce que à Dieu ne plais indubitablement la ville de Libourne eust esté co traincte de se rendre auxdicts ennemis, enseml> les autres villes et chasteaulx circonvoisins, pour

^ Remontrances de 1576. Voir aussi la supplique de 1575.

* Les documents de ces temps-là parlent souvent des c souldatx tretenus et souldoyés pour la tuition et défense de la ville, i Une éér^ bération du 1 " août 1 585 , prise par le corps municipal, les syndics Téglise collégiale et des couvents des jacobins et des cordeliers, jpar conseil ordinaire et par plusieurs autres bourgeois , porte t quil sera pour Tadvenir, soixante soldats œgneus , et desquels on aura asseonm< pour assister ordinairement es jours qu'ils seront mandés à la par lesdicts sieurs maire et jurats , avec certain nombre des bourgeoi selon le département et enrollement qui en sera par eulx faict , demoureront soubs Tobéissance et commandement desdicts sîeai comme estans chefs de ladicte ville. »

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