DEUXIÈME PARTIE
iadicte ville estreputée la plus forte de tous le I>ay s *. »
Afia d'avoir toujours au besoin des hommes armés, sans fatiguer la population outre mesure, on avait organisé le service d'une manière permanente et conditionlielle à la fois. Les ordres de prises d^armes, que nous appellerions aujourd'hui biUets de gorde, étaient ainsi conçus : «Â toutes alarmes, la présente escouade se rendra au portai [désy nation de ^ porte) t soubz la charge de Monsieur le jurât an fcï. » Suivaient les noms de douze bourgeois compos%at l'escouade; ensuite venaient des instructions, espèce de consigne, portant : «De par messieurs les 'ïoiaire et jurats de la ville de Sainct-Milion , est enjoinct aulx susnomnés se treuver de bon matin le Jour de leur guarde, avec leur caporal , au devant la porte dudict sieur maire, armés d'arquebuses ou ^^tres armes defFensibles , pour aller ensemble ou- ^''ïîr les pourtaulx de ladicte ville , à peine d'ung escu;
* laqueUe guarde de jour et de nuict lesdicts nom- ^^62, sans auicunes excuses, seront tenus en leur personne assister assiduement à mesmes peynes; et
* lî» sont absents légitimement , seront tenus fournir, ^^x peynes ci-dessus, ung homne armé, capable P^Ur iiûre ladicte guarde et guest, sans y envoyer ^^euns serviteurs.» Il était, du reste, défendu au ^^poral de laisser sortir les hommes de garde hors de
Supplique du i5 octobre 1576.
la ville. Quelquefois Tordre de service était suivi d'une espèce de proclamation exposant les moti& de la consigne , arrêtée « suy vant la délibération meurement faicte dans la maison commune, fondée sur les advertisssements receus de divers endroicts, mesme de messieurs les maire et jurats de la ville de Bourdeaulx, le jour de hier, que les ennemys nous menacent de surprendre et invahir ladicte ville ^; et, à ces fins, font diverses courses sur le pays, et ont en— treprins sur une ville de ceste sénéchaussée, donti: ils nous admonestent de prendre guarde que soyons surprins. » On finissait en donnant plein pou voir au premier sergent requis de «procéder par exé
cution , saisie et vente de meubles des défailhans ^.
Quant aux moyens de défense de Saint-Émilion
cette époque, il faut dire que tous ou presque tous le -s
citoyens étaient armés de mousquets, d'arquebuses ->
un
^ De semblables avis leur étaient donnés à chaque instant : ain; nous lisons dans^un registre municipal de cette époque, o Aujourd'hui .^^^-^^ dix-huitiesme jour du mois dapvril 1678 (les maire, jurats et u grand nombre de notables habitants de Saint-Émilion assemHés], K: maire a faict faire lecture d'une lettre de l'archevêque de Bourdeaua^^-^-***^ contenant : « Messieurs, j'ai receu lettre de M. le maréchal de Biron, m ^ * «ai parlé à quelques gentilshommes du haut pays * par lesquels j^ai « tendu que nous sommes en grand dangier de retomber au mtdheur «la guerre, etc.; datée du i4 apvril 1578.» A esté arresté que les couades seront remises comme à la coutume, et y assisteront avec \^ '^ armes le jour et nuit en personnes , ou y envoyront honmies scortaU^^^^^^ aux peines comme autrefois. »
* Ordre de service du 1 1 juillet 1 590.
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