SECOURS AUX « PATRIOTES OPPRIMES
Une autre catégorie de citoyens attendait de la nation des indemnités promises qui, pour bon nombre, était un véritable secours. Je veux parler des patriotes qui, pendant Toccupation lyonnaise, s'étaient vus obligés de prendre la fuite et de se cacher ; ceux dont les rapports des Lyonnais disaient : « Tout le parti Marat anarchiste a disparu ». A celte catégorie s'ajoutaient les patriotes qui, d'une façon quelconque, avaient été inquiétés dans leur personne ou leur travail.
La liste de ces « patriotes opprimés y> — comme on pouvait s'y attendre — eût pu être très longue : mais dans la dernière catégorie, on n'admit que les malheureux. Cependant, nombre de gens trouvèrent une raison pour légitimer une sollicitation; Ces indemnités devaient être données sur les 500.000 livres accordées par la Convention (3).
Le 2i nivôse (13 janvier), pétition des intéressés. On fit des
(i) Voir plus haut, pages 265 et suiv.
(2) Publiée par Ph. Le Duc. Hist, de la Révolution dans VAin. Bourg, 1883.
(3) Décret du 5 octobre. Un miUion accordé pour indemniser dans les deux districts de Montbrison et Saint-Etienne, les citoyens victimes de la guerre civile, 400.000 liv. avaient été versées au Département le 3 brumaire (24 octobre) et 600.000 le 24 frimaire (14 déc).