VOYTIER QUITTE SAINT-ÉTIENNE
Démolis et Jourjon, aux Jacobins. Ce fut quinze jours après ces derniers, le 6 thermidor (24 juillet). La citoyenne qui avait agi pour obtenir la mise en liberté vint à la séance ; elle fit Téloge de Javogues qui avait <k mis tout son zèle à procurer la liberté & ces malheureux ]», qu'elle dit « victime d'une intrigue :» ; et elle demanda l'appui de la Société.
Javogues saisit l'occasion de défendre ses coreligionnaires. Il parut à la tribune et le procès-verbal résume ainsi ses observations :
Javogues se plaint do ce que l'on voit accoler les bons patriotes aux aristocrates... ; on a regardé comme partisans de Jacques Roux les meilleurs Sansculottes ; il annonce que Ton exerce dans les départements les persécutions les plus cruelles-et que vingt mille patriotes sont incarcérés sous prétexte qu'ils sont Hébertisles ; il annonce aussi que, dans la seule commune de Villefranche qui n*a jamais participé au fédéralisme, trois cents patriotes sont en fuile. Après avoir fait observer qu'il faut nécessairement détruire le règne des fripons, il demande des défenseurs officieux pour la citoyenne qui a parlé (1).
20.000 patriotes sous les verroux, 300 patriotes fugitifs à Villefranche ! Javogues exagérait et voyait plus que double.