LA GARDE NATIONALE
Pour les installations administratives, on prend possession des immeubles confisqués des condamnés à mort. Je relève qu'après la vente chez Carrier (la Thuilerie), le District utilisa l'appartement qu'il occupait dans les bâtiments de la Manufacture sur la rue de Yalbenoite. Il y installa le Tribunal civil qui venait du Mont-d'Or, n'ayant à la commune qu'une salle d'audience provisoire (24 thermidor-11 août). Il y installa aussi, plus tard (8 vendémiaire-29 sep- ^tembre), le Comité de Surveillance qui venait de la Pièce ronde au bout de la rue de Yalbenoite (1).
Le District lui-même avait pris possession de la maison Neyron en rue Neuve que Javogues avait laissée libre. Boyer, le commissaire à la Manufacture, était logé dans la maison de Vincent (Soleymieu), rue des Chambons (2). La maison de l'ancien maire Praire-Royet, où on allait tenter une installation de la Bibliothèque, était déjà habitée en partie ; Tofficier commandant la gendarmerie y était logé (3). L'administration des armes, qui avait été à la Pièce ronde (4), installée ensuite dans la maison Lambert, vint y tenir quelques séances (5).
C'est & la suite des affaires municipales qu'il faut rappeler cette délibération qui apprend qu'en l'an II on sonnait encore une sorte de couvre-feu : m la retraite i>. Le 5 prairial (24 mai 94), on paie 45 liv. à une veuve Soupat pour avoir m sonné la retraite à dix heures du soir pendant neuf mois :ù. C'est au clocher des Minimes, devenu le beffroi de la Maison-commune, que cette retraite était sonnée. Une cloche y avait été conservée et le coq traditionnel avait dû céder la place à un drapeau tricolore.