‹ Saint-Etienne et son district pendant la RevolutionChapitre 35 sur 220 · LA « COMMISSION REVOLUTIONNAIRE » DE LYON · texte numérisé non relu

LA « COMMISSION REVOLUTIONNAIRE » DE LYON

Je dois signaler ici, àsa date, la création de la terrible Commission révolutionnaire de Lyon puisque ce sont ses sentences qui portèrent le deuil dans le district de Saint-Etienne. On a dit qu'elle avait été créée pour suppléer à Tindulgence — au formalisme trop lent plutôt — dos deux premiers tribunaux révolutionnaires de Couthon (1) : il n'est pas dans la limite de ce travail d'ajouter aux recherches faites sur ce point.

La Commission révolutionnaire est celle qui a ouvert sur Lyon la répression effroyable, la cataracte de sang. L'arrêté de création exprime une telle passion et si violente qu'on pouvait prévoir que le nouveau tribunal resterait sans pitié.

7 f i*i mai re (27 no v . ) .

Les représentants...

Considérant que la justice est le plus fort lien de l'humanité; que son bras terrible doit venger subitement tous les attentats commis contre la souveraineté du peuple ; que chaque moment de délai est un outrage à sa toute-puissance ;

Considérant que l'exercice de la justice n'a besoin d'autre forme que de l'expression de la volonté du peuple ; que cette volonté énergiquement manifestée doit être la conscience des juges ;

Considérant que presque tous ceux qui remplissent les prisons de celte commune ont conspiré l'anéantissement de la République, médité le massacre des patriotes et que, par conséquent, ils sont hors de la loi ; que leur arrêt de mort est prononcé ;

Considérant que leurs complices, que les plus grands coupables, que Précy qui a donné TalTreux signal de meurtre et du brigandage et qui respire encore dans quelque antre ténébreux, pourroient concevoir le projet insensé d'exciter

(t) Une letti*e de Col lot d'Herbois au Comité du 17 brumaire (7 nov.) l'indique assez clairement :

« La Commission militaire a trop souvent employé, à juger ceux contre les- « quels elle n'a pas trouvé de preuves et qu'elle a élargis, des moments dont M chaciui devoit éiro un jugement terrible prononcé contre les coupables. Elle « en a fait fusiller plusieurs. Le Tribunal va plus ferme, mais sa marche est « lente : il avoit encore peu opéré ».

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